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Le Hezbollah a annoncé samedi la mort du responsable militaire Hussein Yaghi et de sept autres combattants lors de frappes israéliennes menées la nuit dernière dans la région de la Békaa. Selon le parti, Yaghi, connu également sous le nom d’Abou Ali Sadiq, est tombé « en martyr » lors d’une attaque qualifiée d’« odieuse », tandis que les bilans des autorités indiquent des pertes humaines et des dégâts matériels importants.
Bilan humain et dégâts
Les chiffres communiqués divergent selon les sources. Le ministère de la Santé libanais a fait état précédemment d’au moins dix morts et vingt-quatre blessés dans la Békaa, dont trois enfants, après des frappes qui ont touché plusieurs localités.
Par ailleurs, d’autres bilans font état d’un nombre total d’au moins douze victimes pour l’ensemble des frappes menées vendredi à l’est et au sud du pays. Les raids ont également provoqué la destruction d’au moins une maison et endommagé d’autres habitations, selon des témoins et des reportages sur place.
Communiqués des belligérants
Le Hezbollah a publié un communiqué annonçant la perte de son responsable et de sept combattants, qualifiant l’attaque de sacrifice pour la défense du Liban et de son peuple. De son côté, l’armée israélienne a indiqué avoir visé trois centres de commandement du Hezbollah dans la région de Baalbek.
Ces déclarations montrent l’intensification des affrontements sur plusieurs axes et confirment que les opérations se poursuivent malgré les appels internationaux au calme.
Réactions politiques
Le président libanais Aoun a mis en garde contre la poursuite des attaques, estimant qu’elles compromettraient les efforts diplomatiques visant à stabiliser la région. Il a appelé les acteurs internationaux concernés à assumer leurs responsabilités afin d’empêcher une nouvelle escalade.
Le gouvernement libanais, qui s’était engagé l’année dernière à œuvrer pour le désarmement du Hezbollah, est confronté à la difficile conciliation entre ces objectifs et la protection des civils face aux frappes israéliennes au Liban.
Contexte militaire et géographique
Les frappes israéliennes ont récemment pris une nouvelle orientation en se dirigeant vers la Békaa à l’est, après s’être concentrées au sud, notamment autour de la ville d’Aïn al-Hilweh. Les raids ont été décrits comme intenses et se sont déroulés en séries, provoquant des pertes considérées comme sans précédent depuis le cessez-le-feu conclu en novembre 2024.
Parallèlement, l’armée libanaise poursuit un plan en plusieurs phases visant à renforcer le contrôle le long de la frontière, ayant annoncé l’achèvement de la première étape au nord du fleuve Litani. Les opérations israéliennes se poursuivent néanmoins, avec des démolitions et des explosions ciblées et des raids quasi quotidiens dans le sud du Liban.
Situation sur le terrain et perspectives
Malgré l’accord de cessez-le-feu, Israël maintient des forces sur plusieurs positions stratégiques dans le sud, en contradiction apparente avec les dispositions prévoyant un retrait complet. Cette présence, ainsi que les opérations menées à intervalles réguliers, alimentent une atmosphère de tension et d’incertitude pour les civils des zones frontalières.
Les autorités et observateurs craignent que la continuation des frappes israéliennes au Liban n’entrave les efforts diplomatiques et n’entraîne une nouvelle série d’escalades, avec des conséquences humanitaires potentiellement graves dans les régions touchées.
Points clés
- Annonce par le Hezbollah de la mort de Hussein Yaghi et de sept combattants dans la Békaa.
- Réclamations israéliennes de frappes contre des centres de commandement du Hezbollah à Baalbek.
- Bilans variables : au moins dix morts et vingt-quatre blessés signalés par le ministère de la Santé libanais, d’autres estimations allant jusqu’à douze victimes.
- Appel du président Aoun à l’arrêt des attaques et à la responsabilité des acteurs internationaux.