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Trump surpris par le refus iranien d’abandonner: tensions montent

par Sara
Iran, États-Unis, Israël, Liban

Steve Witkoff, envoyé américain, a déclaré que le président Donald Trump se dit surpris que l’Iran ne cède pas malgré les pressions et la présence navale américaine, alimentant une nouvelle poussée de Tension USA-Iran. Interrogé par une chaîne américaine, Witkoff a souligné la difficulté de convaincre Téhéran, évoquant des niveaux d’enrichissement d’uranium bien supérieurs à ce qui serait nécessaire à un programme civil.

Selon ses propos, les autorités iraniennes continuent d’affirmer le caractère pacifique de leur programme nucléaire, mais leurs taux d’enrichissement les rapprocheraient, selon lui, d’une capacité à obtenir des matières d’une qualité potentiellement utilisable pour un engin en l’espace d’une semaine. Il a par ailleurs indiqué avoir rencontré Reza Pahlavi, fils du dernier shah, à la demande du président américain.

Appels à la retenue au sein de l’administration

Plusieurs responsables proches de la Maison-Blanche auraient, selon des sources politiques, conseillé au président de ne pas engager de frappes contre l’Iran, et l’ont encouragé à la prudence. Le sénateur Lindsey Graham a affirmé comprendre ces réticences, tout en estimant que l’inaction face à des actes malveillants risque d’encourager de nouveaux affronts.

Des conseillers de M. Trump recommandent de temporiser et de maintenir la pression militaire comme levier de négociation afin d’obtenir des concessions, plutôt que de lancer immédiatement des frappes. Parmi les proches du président, des doutes subsistent quant à la faisabilité d’une opération visant à renverser le régime iranien.

Enrichissement « symbolique » et position iranienne

Des discussions ont évoqué la possibilité d’un compromis consistant en un enrichissement « symbolique » d’uranium hors du sol iranien, tout en réaffirmant l’objectif américain d’empêcher l’acquisition d’une arme nucléaire par Téhéran. En parallèle, les autorités iraniennes ont réitéré leur refus d’arrêter l’enrichissement ou de transférer leurs stocks d’uranium enrichi à l’étranger, selon des responsables impliqués dans les pourparlers indirects.

Teheran a toutefois laissé entendre qu’une réduction conditionnelle des taux d’enrichissement pourrait être envisagée si un accord satisfaisant était trouvé, insistant sur son droit à l’enrichissement dans le cadre du traité de non-prolifération.

Voix prônant la pression, y compris militaire

De son côté, l’ambassadeur américain en Israël, Mike Huckabee, a estimé que la guerre pourrait devenir « la langue que l’Iran comprend », tout en affirmant que le président Trump privilégie une issue pacifique. Il a néanmoins averti que si Téhéran refusait de renoncer à ses ambitions, toutes les options resteraient ouvertes.

Huckabee a rappelé l’importance de la crédibilité militaire, en soulignant le déploiement massif d’actifs dans la région, présenté comme le plus important depuis 2003, et destiné selon lui à dissuader toute action iranienne indésirable.

Réactions iraniennes et dialogue diplomatique

Un haut responsable iranien a déclaré que Téhéran ne remettra pas le contrôle de ses ressources pétrolières et minières aux États-Unis, tout en confirmant la tenue de pourparlers indirects avec l’Amérique début mars et la possibilité d’un accord temporaire. Les autorités iraniennes ont aussi rappelé leur droit à l’enrichissement et noté des divergences avec Washington sur l’étendue et les modalités de la levée des sanctions.

Parallèlement, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araqchi, a rencontré le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique, Rafael Grossi, pour discuter des évolutions des pourparlers. Les deux responsables ont insisté sur l’importance du dialogue et de l’exploitation de ce canal pour faire avancer les négociations vers un accord durable.

Montée des tensions régionales

En Israël, la direction de la sécurité nationale se prépare à se réunir pour évaluer la situation autour du dossier iranien. Des médias israéliens font état d’une activité non habituelle dans les systèmes d’armes attribués au Hezbollah au Liban, évoquant des opérations de maintenance et de réorganisation au sein des unités de missiles du mouvement.

Ces mouvements sont interprétés comme un possible signe d’escalade régionale, notamment alors que l’aviation israélienne a réalisé plusieurs frappes au Liban ces dernières semaines. L’ensemble des développements souligne le caractère multiforme de la crise, qui combine pressions militaires, tractations diplomatiques et inquiétudes régionales.

Le dossier reste donc marqué par une confrontation simultanée sur le terrain diplomatique et militaire, alors que Washington et Téhéran maintiennent des positions fermes mais entretenues par des canaux de négociation indirects. La suite des pourparlers et les décisions prises par les acteurs extérieurs détermineront l’évolution de la Tension USA-Iran dans les jours à venir.

source:https://www.aljazeera.net/news/2026/2/22/%d9%88%d9%8a%d8%aa%d9%83%d9%88%d9%81-%d8%a5%d9%82%d9%86%d8%a7%d8%b9-%d8%a7%d9%84%d8%a5%d9%8a%d8%b1%d8%a7%d9%86%d9%8a%d9%8a%d9%86-%d8%b5%d8%b9%d8%a8-%d9%88%d8%aa%d8%b1%d9%85%d8%a8

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