Les combats au Soudan se sont étendus à de nouvelles zones, avec une multiplication des attaques de drones dans et autour de Khartoum, au Kordofan et au Darfour. Les affrontements s’accompagnent de nouveaux déplacements de civils.
Des villes éloignées des lignes de front visées
L’armée soudanaise affirme avoir repoussé une attaque des Forces de soutien rapide contre Jabra al-Sheikh, au Kordofan du Nord. Elle a déclaré que l’offensive impliquait plus de 250 véhicules de combat, sans qu’un bilan indépendant soit fourni dans le récit.
Des attaques de drones ont également été signalées à Omdurman, Bahri, Atbara, Al-Damer et El-Obeid. Des sources militaires ont affirmé que plus de 40 drones avaient été abattus mercredi ; cette affirmation n’est pas présentée comme indépendante.
El-Obeid de nouveau sous pression
À El-Obeid, des témoins ont rapporté une attaque de huit drones. Une source médicale a fait état de deux morts et de six blessés après un bombardement. La ville, décrite comme stratégique au Kordofan, subit aussi les conséquences d’un siège qui pèse sur l’électricité, le carburant, la nourriture et l’eau.
Le texte évoque une population d’environ 500 000 habitants, dont quelque 100 000 personnes déjà déplacées par le conflit.
La crise gagne aussi le Nil Bleu et le Darfour
Les autorités locales de Qeisan, dans l’État du Nil Bleu, ont dit que la ville avait été attaquée. Les Forces de soutien rapide ont, de leur côté, revendiqué le contrôle de Qeisan et de ses sites militaires : ces versions opposées illustrent l’incertitude sur la situation sur le terrain.
L’Organisation internationale pour les migrations a signalé le déplacement d’environ 2 500 personnes après les affrontements à Qeisan. Dans le Darfour occidental, elle a aussi recensé 5 975 déplacés à Sirba, puis 5 135 personnes provenant de dix villages de la même localité lors d’un épisode distinct.
Sources
Al Jazeera — المسيّرات توسع رقعة القتال بالسودان وسط موجات نزوح جديدة, 13 août 2026
