Le ministre de la Défense de l’État sioniste a annoncé que son armée se préparait à une présence de longue durée dans des zones de sécurité au Liban, en Syrie et dans la bande de Gaza. À Beyrouth comme à Washington, la déclaration a suscité des réactions de rejet.
Des opérations signalées dans le sud du Liban
Jeudi, l’armée de l’État sioniste a mené des frappes aériennes et des opérations de destruction et d’incendie de maisons dans le sud du Liban, d’après le récit. Des mouvements de troupes ont aussi été signalés entre Aïta el-Jabal et Beit Yahoun, dans le district de Bint Jbeil.
Le Premier ministre libanais Nawaf Salam a dénoncé des opérations de « nivellement et de destruction systématique » et les a qualifiées de violation grave du droit international.
Une déclaration qui contredit le cadre attendu
La déclaration du ministre de la Défense de l’État sioniste évoque une préparation à une présence prolongée. Un responsable du département d’État américain a indiqué que Washington attendait des parties qu’elles respectent le cadre convenu et a rappelé son soutien à l’unité territoriale et à la souveraineté du Liban.
Ce responsable a estimé qu’une présence militaire permanente dans le sud du Liban ne correspondait ni aux engagements de ce cadre ni à la sécurité de long terme.
L’armée libanaise réaffirme sa mission
Le commandant de l’armée libanaise, Rodolphe Haykal, a affirmé que l’institution ne renoncerait pas à ses missions de défense du territoire. Cette position intervient alors que l’armée doit étendre son déploiement sur l’ensemble du pays, y compris dans le sud et dans des zones où elle était auparavant absente.
Sources
Al Jazeera — إسرائيل تؤكد بقاءها في لبنان وسط تنديد بيروت وتحذير واشنطن, 13 août 2026
