À Édimbourg, une mobilisation d’artistes et de militants s’attaque désormais au financement culturel. Plus de 700 artistes, professionnels du secteur et membres du public ont signé une lettre demandant au Festival international d’Édimbourg de mettre fin à son partenariat avec la société de gestion d’investissements Baillie Gifford.
Une lettre, puis des rassemblements dans la ville
La campagne a aussi pris place dans les rues d’Édimbourg. Des participants y ont brandi des drapeaux palestiniens et des pancartes appelant à rompre les liens avec Baillie Gifford. Le mot d’ordre vise à faire sortir le débat des seules mobilisations militantes pour le porter au sein des grandes institutions culturelles écossaises.
Baillie Gifford, dont le siège se trouve à Édimbourg, finance plusieurs institutions et événements culturels en Écosse. Les organisateurs de la campagne mettent en cause des investissements qu’ils relient à des entreprises ayant des activités militaires ou commerciales avec l’État sioniste. Ces griefs sont au cœur de leur demande de rupture du partenariat.
Le soutien du Parti vert écossais
L’élue municipale Alice Mumford, du Parti vert écossais, a apporté son soutien à cette demande. Son parti défend des politiques de boycott, de désinvestissement et de sanctions, et cherche à les traduire dans les pratiques de financement et d’achat public.
La contestation s’inscrit dans un mouvement plus large : environ 250 organisations écossaises se sont engagées à boycotter des institutions culturelles sionistes et à soutenir le boycott académique et culturel. Pour les artistes mobilisés, le partenariat du festival est devenu le point de cristallisation de cette pression sur les acteurs culturels majeurs.
Aucune décision de rupture du partenariat n’est annoncée dans les éléments disponibles. La campagne réclame précisément que le festival revoie cette relation financière.