L’Iran a menacé mercredi d’adopter une « nouvelle stratégie de guerre » après les frappes américaines menées la veille sur son territoire. Cette déclaration de Mohsen Rezaei intervient alors que Washington affirme vouloir maintenir la navigation ouverte dans le détroit d’Ormuz, tandis que les versions des deux camps s’opposent sur les conséquences des attaques.

Une menace formulée par Mohsen Rezaei

Le secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, Mohsen Rezaei, a déclaré sur X que Téhéran appliquerait prochainement une stratégie nouvelle, à la fois sur le terrain militaire, dans la diplomatie et face au blocus économique. S’adressant à l’administration américaine, il a assuré qu’elle ébranlerait ses fondations et lui infligerait des dommages.

La formule est une menace politique et militaire ; elle ne précise ni les moyens envisagés ni leur calendrier. Elle survient au lendemain d’attaques américaines contre des cibles iraniennes, dans une séquence où les déclarations publiques se multiplient de part et d’autre.

Ormuz au cœur du bras de fer

Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a accusé l’Iran de poursuivre des tirs contre des navires, notamment commerciaux, dans le détroit d’Ormuz. Il a déclaré que l’armée américaine continuerait de viser ce qu’elle considère comme des menaces contre ses forces et la navigation mondiale, en affirmant que le détroit resterait ouvert.

Les autorités iraniennes n’ont pas donné la même lecture de la situation. Elles ont indiqué avoir répondu aux frappes américaines en visant, selon elles, des bases et des objectifs américains situés dans des pays arabes de la région. Les éléments rapportés ne permettent pas, à ce stade, d’établir un bilan commun des opérations ni de vérifier l’ensemble des affirmations des belligérants.

Des déclarations qui entretiennent l’escalade

Donald Trump a déclaré à la radiodiffusion publique de l’État sioniste qu’il n’y avait pas lieu de s’inquiéter d’une reprise de la guerre avec l’Iran, ajoutant qu’il « s’en chargerait ». De son côté, le Premier ministre de l’État sioniste, Benyamin Netanyahou, a affirmé que ses forces pouvaient frapper l’Iran à tout moment et a proféré des menaces contre le pouvoir iranien.

Ces prises de position dessinent un climat de confrontation, sans annoncer pour autant une issue diplomatique. Une chaîne de télévision de l’État sioniste, citée par Al Jazeera, a évoqué la possibilité de nouvelles frappes entre l’Iran et les États-Unis tout en jugeant peu probable une attaque iranienne contre l’État sioniste. Cette appréciation n’est pas étayée par des éléments indépendants dans l’article source.

Un bilan civil attribué aux autorités iraniennes

Le Croissant-Rouge iranien a fait état de quatre morts, dont un enfant, et de plus de cinquante blessés après une frappe américaine qui aurait touché une cérémonie de mariage dans le sud de l’Iran. La diplomatie iranienne a dénoncé une attaque contre des civils. L’armée américaine n’a pas commenté directement cet épisode, selon Al Jazeera.

Washington a, pour sa part, présenté les frappes comme une réponse à une tentative iranienne de poser des mines dans le détroit d’Ormuz et à des tirs de missiles contre des forces américaines en Jordanie. Ces versions contradictoires illustrent l’absence, à ce stade, de récit partagé sur les opérations et leurs victimes.

Sources

Al Jazeera — إيران تهدد بإستراتيجية حرب جديدة ردا على الهجمات الأمريكية, 2 septembre 2026