À Nousseirat, dans le centre de Gaza, la défense civile a annoncé samedi l’ouverture d’une nouvelle étape de récupération de corps sous les ruines de la tour des ingénieurs. L’opération doit permettre de rechercher des dizaines de personnes encore ensevelies et d’offrir aux familles la possibilité d’inhumer leurs proches.
Le travail s’inscrit dans la deuxième phase d’un projet lancé au début de juillet à Gaza-ville et désormais étendu à la zone centrale. Les équipes disent intervenir avec des moyens réduits, alors que l’enlèvement des gravats et la réouverture des voies restent nécessaires pour atteindre le site.
Une opération qui s’étend à la zone centrale
La défense civile a présenté l’intervention comme une démarche à la fois humanitaire et morale. Devant les ruines de la tour, ses responsables ont expliqué que l’objectif était de poursuivre l’extraction des corps restés sous le bâtiment, tout en assurant les services liés au déblaiement.
Le maire de Nousseirat a affirmé que la municipalité mobilisait ses capacités limitées pour ouvrir les routes et enlever les traces de destruction. Il a souligné que cette intervention ne pouvait effacer la perte subie par les familles, mais qu’elle leur permettrait de retrouver les dépouilles et de leur donner une sépulture.
Une tour de six étages et un bilan qui reste incomplet
Selon le porte-parole de la défense civile, la tour des ingénieurs comptait six étages et 24 appartements. Plus de 300 personnes s’y trouvaient au moment de la frappe menée par l’État sioniste. Environ 150 corps avaient été récupérés en novembre 2023 ; les équipes cherchent désormais à atteindre des dizaines d’autres personnes restées sous les décombres.
Aucun chiffre plus précis n’est donné sur le nombre de corps encore enfouis dans le bâtiment. Cette absence de bilan consolidé explique l’importance donnée à la poursuite des recherches plutôt qu’à l’annonce d’un total définitif.
Un appel à l’appui international
La défense civile a demandé aux organisations internationales de soutenir les projets de récupération des victimes par une décision politique et des moyens adaptés. Elle a aussi salué l’appui de partenaires cités dans l’opération, notamment le Comité international de la Croix-Rouge, les services médico-légaux, la police et les municipalités.
Un représentant des familles a déclaré que des milliers de corps restaient sous les décombres dans l’ensemble de Gaza. Cette affirmation, formulée lors de la conférence, ne s’accompagne pas d’un décompte détaillé dans les informations disponibles. Elle illustre néanmoins l’ampleur de la demande adressée aux équipes de secours : traiter chaque récupération avec soin, y compris pour les enfants et les femmes qui pourraient être encore sous les ruines.