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Affaire A69 : mise en examen d’un directeur de travaux et progression de l’enquête

by charles
France

Plusieurs protagonistes ont été mis en examen dans le dossier des attaques visant des opposants au tracé de l’autoroute A69, et un directeur de travaux a été placé sous contrôle judiciaire. Le parquet de Toulouse a précisé que cet responsable, employé par une filiale de NGE – la maison mère d’Atosca, concessionnaire du chantier – est soumis à une interdiction de paraître sur le chantier et à une interdiction de contact avec les autres mis en examen et témoins, accompagnée d’une caution de 80 000 euros. Le dossier évoque des incidents survenus en été 2024 et des actes qualifiés de « commandos », notamment un feu de véhicule et l’aspergation de substances près d’une maison occupée par des opposants.

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Dans ce contexte, le procureur de Toulouse, David Charmatz, a décrit une situation marquée par des actes de violence et par une escalade des tensions autour du chantier. Le 1er septembre 2024, des hommes cagoulés avaient mis le feu à une voiture devant une maison occupée par des opposants à l’A69, puis avaient aspergé d’essence et de gaz lacrymogène deux militants ayant tenté de les arrêter, selon ses déclarations lors d’une conférence de presse en octobre.

Selon le parquet, une première vague d’interpellations menée début octobre a déjà permis de mettre en examen sept personnes impliquées dans l’exécution de ces méfaits, toutes placées sous contrôle judiciaire. Atosca a indiqué être informé des auditions de collaborateurs du chantier et s’est engagé à coopérer pleinement avec les autorités; le concessionnaire a aussi précisé qu’il ne pouvait être associé à des actes d’un ou plusieurs auteurs présumés d’opérations délictuelles en 2024.

Un directeur de travaux mis en examen dans l’affaire A69

Un directeur de travaux du chantier de l’A69, employé par une filiale de NGE – la maison mère d’Atosca, a été mis en examen et placé sous contrôle judiciaire, avec les mêmes mesures d’interdiction et de caution que les autres mis en examen, a indiqué le parquet de Toulouse. Le 25 novembre, il a été placé en garde à vue avec trois autres individus pour déterminer leur implication en tant que potentiels donneurs d’ordres dans ces exactions. Le procureur a rappelé que le dossier reprend les analyses d’un été marqué par des actes décrits comme des « commandos ».

Parmi les personnes déjà mises en examen figure le gérant d’une entreprise chargée de la sécurité du chantier, qui « a reconnu sa responsabilité » et « son implication dans l’organisation » de ces actes, ainsi que des « exécutants », qui ont « admis leur participation moyennant rémunération », selon David Charmatz.

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Évolutions récentes de l’enquête et position du concessionnaire

Dans une mise à jour publiée après la prise en charge des investigations, l’enquête a été marquée par l’annonce d’une huitième mise en examen au 27 novembre 2025, le directeur de travaux étant ajouté au dossier. L’homme, placé en garde à vue le 25 novembre avec trois autres individus, a été mis en examen et placé sous contrôle judiciaire, « avec interdiction de paraître sur le chantier de l’A69, interdiction de contact avec les autres mis en examen et témoins, et obligation de verser une caution de 80 000 euros », a annoncé le procureur de Toulouse, David Charmatz, à l’AFP.

Les autorités indiquent que cette étape s’inscrit dans le prolongement d’une vague d’interpellations début octobre et vise à identifier les auteurs des incendies et des attaques sur le tracé de 53 kilomètres entre Castres et Toulouse. Atosca réaffirme son rôle et affirme que ses collaborateurs ont été entendus par les autorités et qu’il coopérera pleinement; le concessionnaire réaffirme qu’il ne peut être associé à ces actes et rappelle ne pas être donneur d’ordres.

Les enquêteurs précisent que l’enquête vise à retrouver les auteurs d’incendies perpétrés à l’été 2024 contre les défenseurs du tracé, et que l’enquête s’est étendue au-delà du Tarn, touchant également Marseille et Lyon lors de la phase initiale.

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