La mise en examen de Dinisia Reis Embalo, épouse du président déchu Umaro Sissoco Embalo, a été prononcée au Portugal dans le cadre d’une enquête sur des soupçons de contrebande et de blanchiment de capitaux. La police portugaise a annoncé l’information ce mardi, sans fournir d’autres détails pour le moment. Cette étape judiciaire s’inscrit dans le prolongement d’une affaire où des mouvements de fonds font l’objet d’investigations. L’annonce rappelle que l’enquête demeure en cours et que d’autres éléments pourraient être révélés ultérieurement.

Dinisia Reis Embalo est arrivée à Lisbonne ce week-end à bord du même vol que l’autre passager arrêté à son arrivée à la suite d’une dénonciation anonyme. Cette personne a été placée en garde à vue puis libérée après sa comparution devant un juge. Elle transportait près de 5 millions d’euros en espèces et est suspectée de contrebande et de blanchiment de capitaux. Les autorités n’ont pas encore clarifié le lien précis entre ces faits et Mme Embalo.
La mise en examen de Mme Embalo est liée à cette affaire. Selon un porte-parole de la police, elle concerne les mêmes investigations, sans autre détail communiqué. Le vol en provenance de Guinée-Bissau, initialement déclaré comme militaire, devait poursuivre vers Beja après une escale à Lisbonne, mais la destination finale ne correspondait pas aux informations communiquées aux autorités aéronautiques.
Contexte politique et réponse régionale
Quatre coups d’État et de nombreuses tentatives de putsch ont marqué l’histoire de la Guinée-Bissau depuis son indépendance en 1974. Dans ce contexte, la Communauté des pays de langue portugaise (CPLP) a confié provisoirement la présidence à Timor oriental et a suspendu les activités de la Guinée-Bissau lors d’un sommet extraordinaire au Cap-Vert. Le ministre des Affaires étrangères du Portugal a indiqué être en contact avec les autorités guinéennes pour favoriser le retour à l’ordre constitutionnel.