Le 15 décembre, le conseil de discipline du rugby français a rendu son verdict dans l’affaire impliquant le Stade Toulousain et Melvyn Jaminet. La sanction infligée à Toulouse est une perte de quatre points, dont deux avec sursis, et une amende de 45 000 euros, dont 15 000 euros avec sursis. À l’époque, le joueur avait versé 450 000 euros pour mettre fin à son départ de Perpignan pour Toulouse.
Après 19 apparitions sous les couleurs du club de la Ville rose, Jaminet avait quitté Toulouse pour Toulon en novembre 2023, à 18 mois de la fin de son contrat. Le club varois avait dû débourser environ 550 000 euros dans ce transfert.
Dans les colonnes de L’Équipe ce mercredi, le président du Rugby Club Toulonnais, Bernard Lemaître, est revenu sur la sanction infligée au Stade Toulousain. Il rappelle que le Stade Toulousain demeure une icône et que sanctionner le club peut avoir des répercussions sur le rugby professionnel et l’équipe de France, tout en jugeant la sanction « digeste ». Il ajoute que tous les clubs recourent à des pratiques de porte-à-faux et que ces pratiques tendent à reculer en ampleur et en nombre.
Avant de soutenir Didier Lacroix, il déclare: « Le président a commis une erreur et pensait la réparer. Aujourd’hui, le fait remonte. La réalité, c’est que de nombreux clubs devraient s’atteler à un travail sérieux pour élever le niveau global du rugby français ». Lemaître déplore aussi les mouvements qui visent à modifier les règlements et appelle à une autorégulation encadrée.
Il évoque ensuite des dérives possibles en France: « Beaucoup ne osent pas dire qu’ils ne sont pas d’accord avec la règle. Elle les contraint et les pousse à la détourner: emplois cachés destinés aux épouses des joueurs, appartements achetés à bas prix et revendus avec une plus-value au profit des joueurs… il y a de tout. On est dans la fausseté. »