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Après la visite de la ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, les agriculteurs des Pyrénées-Orientales expriment leur mécontentement face à une situation de sécheresse persistante. Ils se préparent à des actions de blocage à la frontière avec l’Espagne, témoignant ainsi d’un profond désarroi face aux promesses non tenues.
Des agriculteurs « dégoûtés »
Annie Genevard s’est rendue à Rivesaltes le 17 octobre pour rencontrer les agriculteurs affectés par la sécheresse qui touche le secteur depuis trois ans. Sa visite a inclus un passage dans les vignes, les vergers, et une observation du lit asséché de l’Agly. Elle a également participé à une réunion avec des élus et des représentants agricoles dans les caves de Terrats, où l’urgence de la situation a été soulignée.

Cependant, la principale annonce de la ministre concernait une enveloppe pour développer la réutilisation des eaux usées, un projet déjà évoqué par son prédécesseur. Aucune solution immédiate pour résoudre la crise n’a été apportée, ce qui a déçu de nombreux agriculteurs.
Une aide jugée insuffisante
Jean Henric, président des Jeunes Agriculteurs des Pyrénées-Orientales (JA66), a exprimé son dégoût face à cette visite, déclarant : * »On l’a fait venir pour avoir son impression, mais en fait, c’est toujours pareil. Pas d’annonce. 2,5 millions d’euros pour de l’eau de réutilisation à Argelès-sur-Mer, malheureusement ça ne suffira pas et on est condamnés. »*
Les agriculteurs espéraient une aide à l’hectare pour maintenir leurs exploitations, mais aucune mesure n’a été annoncée. Henric a souligné l’abandon dont souffre le territoire, s’inquiétant de la mort des vignes et des conséquences à long terme de l’arrachage des plantations.
Des menaces de blocage à la frontière
Suite à cette rencontre, les agriculteurs ont averti qu’ils étaient prêts à tout bloquer. * »Ça va être un rendez-vous à la frontière très très rapidement. On repart sur le terrain, mais ce ne seront pas des manifestations simples comme celles du printemps dernier. Si besoin, on bloquera la frontière pendant quinze jours, trois semaines, »* a prévenu Henric. Il a également indiqué que des agriculteurs d’autres pays européens pourraient se joindre à leurs actions.
La ministre Genevard a promis de revenir début novembre dans le département pour traiter ces préoccupations.