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Dimanche 15 décembre 2025, Bondi Beach, à Sydney, a été le théâtre d’une fusillade survenue lors de la fête juive de Hanoukka, faisant 15 morts et plus de 40 blessés selon les autorités australiennes. L’enquête se poursuit sur les profils des tireurs, un père et son fils, Sajid et Naveed Akram, et sur d’éventuels liens avec des organisations terroristes. L’attaque a été rapidement qualifiée de terroriste et a suscité des réactions politiques et sécuritaires à travers l’Australie et au-delà.
Bilan et déroulé de l’attaque à Bondi Beach
Les tirs ont eu lieu sur la plage très fréquentée lors d’une célébration de Hanoukka, en présence d’environ 1 000 personnes. Selon la police, les deux tireurs présumés, un père et son fils, Sajid et Naveed Akram, ont ouvert le feu à plusieurs reprises et ont utilisé des armes que le père détenait légalement, six au total. L’un des tireurs a été tué par les policiers dimanche soir, l’autre blessé et hospitalisé dans un état critique. Des sources antiterroristes ont indiqué qu’un engin explosif artisanal avait été découvert dans une voiture reliée à l’un des suspects. Des drapeaux de l’État islamique auraient été retrouvés dans la voiture, selon ABC.
À la présentation des faits, le chef des services de sécurité intérieure a déclaré: « connu de nos services, mais pas en tant que menace immédiate ». Le Premier ministre Anthony Albanese a qualifié l’attaque d’« acte purement maléfique, antisémite et terroriste ».

Profil des suspects et éléments de l’enquête
Sajid Akram, 50 ans, est arrivé en Australie en 1998 avec un visa étudiant; Naveed Akram, 24 ans, est son fils. Le père détenait un permis pour six armes à feu et toutes auraient été utilisées dimanche. Le fils était déjà connu des services de renseignement et était soupçonné d’entretenir des liens étroits avec un membre du groupe État islamique; il avait été arrêté en juillet 2019 pour préparation d’un acte terroriste.
Dans le témoignage relayé par le Sydney Morning Herald, Verena Akram, épouse de Sajid et mère de Naveed, affirme que les deux hommes lui avaient dit qu’ils partiraient pêcher ce week-end: « Mon fils m’a appelée dimanche et m’a dit : Maman, je viens d’aller nager. J’ai fait de la plongée sous-marine. On va manger maintenant, et puis ce matin, on va rester à la maison parce qu’il fait très chaud », a rapporté Verena Akram.
Des informations de presse indiquent que les enquêteurs s’intéressent à un voyage des deux hommes aux Philippines en novembre, selon le Sydney Morning Herald. Selon ABC, deux drapeaux de l’EI auraient été retrouvés dans la voiture des auteurs de l’attaque sur la plage. Le père était propriétaire d’un magasin de fruits et aurait été impliqué dans un passé lié à des armes; un engin explosif artisanal a été découvert dans une voiture liée à l’un des suspects, selon les informations partagées par les services.

Réactions et enjeux sécuritaires à l’échelle internationale
Le Premier ministre Anthony Albanese a dénoncé l’attaque comme « acte purement maléfique, antisémite et terroriste ». Le chef de la police a précisé que les enquêteurs avaient découvert un engin explosif artisanal dans une voiture liée au tireur décédé, et que des drapeaux EI avaient été retrouvés dans le véhicule, selon ABC. Le parquet national antiterroriste (Pnat) a annoncé l’ouverture d’une information en France, parallèle à l’enquête australienne, pour « assassinat en relation avec une entreprise terroriste » et « tentative d’assassinats en relation avec une entreprise terroriste » afin de faciliter l’accès des victimes françaises à l’avancement des investigations.
Le ministre français de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a demandé dimanche aux préfets de renforcer la présence des forces de l’ordre autour des lieux de culte juifs en France. L’attaque a relancé des discussions sur le contrôle des armes à feu et les vérifications des antécédents des détenteurs de permis, avec des appels à étudier des mesures plus strictes et potentielles prohibitions pour certains étrangers.