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Augmentation Lente des Greffes d’Organes en France
En 2023, la France a enregistré 5634 transplantations, principalement des reins, soit 139 de plus qu’en 2022. Cependant, malgré cette augmentation, les chiffres ne sont toujours pas revenus à leur niveau d’avant la pandémie de Covid-19, où 5903 transplantations ont été réalisées en 2019, selon le rapport de l’Agence de Biomédecine.
La croissance progressive des dons d’organes ne parvient pas à répondre à la demande croissante. Actuellement, plus de 21 866 patients sont en attente d’une greffe, dont 11 422 sont en attente imminente. Malheureusement, l’activité de greffe en France augmente deux fois moins vite que le nombre de nouveaux patients inscrits sur la liste d’attente.
Refus des Familles et Inquiétudes
Les greffes d’organes sont souvent confrontées à un taux élevé de refus, atteignant 36 % des cas potentiels de transplantation, avec une augmentation significative de 9,4 % en un an. De nombreux Français, bien que donneurs présumés, n’ont pas communiqué leur position à leur famille, ce qui entraîne des hésitations de la part des proches.
En ce qui concerne les inscriptions sur le registre national des refus, bien qu’elles restent limitées, environ 0,7 % de la population, on observe une augmentation significative chez les moins de 35 ans, contrairement à une tendance précédente dominée par les plus de 60 ans.
Sensibilisation et Perspectives
L’Agence de Biomédecine tient à rassurer en soulignant que tous les organes prélevés sont utilisés à des fins thérapeutiques et non à des fins de recherche. Les greffons sont attribués sur des critères strictement médicaux, sans considération de la situation sociale ou de l’origine des patients. De plus, il est souligné qu’aucune religion monothéiste ne s’oppose au don d’organes, et que les pratiques funéraires peuvent être respectées.
Un autre obstacle majeur aux greffes d’organes est la pression exercée sur les hôpitaux qui continuent de souffrir, en raison d’un manque de personnel et d’une activité chirurgicale qui n’a pas encore retrouvé son niveau d’avant la pandémie de Covid-19, selon Marine Jeantet, directrice de l’Agence de Biomédecine.
En conclusion, malgré les efforts pour sensibiliser et encourager les dons d’organes, la France fait face à un défi croissant en matière de greffes, avec un nombre toujours plus élevé de patients en attente. Une augmentation plus significative de l’activité de greffe est nécessaire pour répondre à cette demande croissante et sauver des vies.