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Les autorités azerbaïdjanaises ont annoncé l’arrestation de trois personnes soupçonnées d’avoir préparé une attaque visant une ambassade à Bakou. Selon la version officielle, les suspects ont été interpellés avant de pouvoir passer à l’acte, après s’être procuré des armes et organisé le projet.
Les faits
Le Service de sécurité d’État a indiqué dans un communiqué que les trois hommes avaient conspiré avec des membres de l’affilié afghan de l’organisation État islamique, connu sous le nom d’ISKP. Les autorités précisent que les suspects ont été arrêtés pour « préparation d’actes terroristes » motivés par une hostilité d’ordre religieux.
Parmi les personnes interpellées, l’une est née en 2000 et les deux autres en 2005. Une enquête judiciaire est en cours pour établir les responsabilités et préciser le degré d’implication de chacun.
Cible et contexte diplomatique
Le communiqué officiel n’a pas nommé l’ambassade visée par le projet d’attaque. Certains médias ont évoqué l’ambassade d’Israël à Bakou comme cible présumée, information qui n’a pas été confirmée de manière indépendante.
Cette affaire survient peu après une rencontre à Bakou entre le président azerbaïdjanais Ilham Aliyev et le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Saar, au cours de laquelle ont été évoquées les préparations d’un forum d’affaires azerbaïdjano-israélien.
Le lien allégué avec l’ISKP
Le Service de sécurité a fait état d’une connexion entre les suspects et l’État islamique au Khorasan (ISKP), branche afghane du groupe jihadiste. L’ISKP s’est rendu responsable de plusieurs attaques en Afghanistan ces dernières années.
Par ailleurs, cette organisation a revendiqué une attaque meurtrière en 2024 contre une salle de concert à Moscou, qui avait fait près de 150 victimes, illustrant sa capacité à frapper au-delà du théâtre afghan.
Enquête en cours
Les autorités azerbaïdjanaises poursuivent leur enquête pour déterminer l’étendue du réseau et les éventuels complices. Les premières charges retenues restent axées sur la préparation d’actes terroristes motivés par des motifs religieux.
Les autorités n’ont pas communiqué d’autres éléments à ce stade, et la procédure judiciaire devra éclaircir tant l’identité exacte de la cible que les modalités précises du projet.