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La France a bloqué la vente d’infrastructures d’Eutelsat à un fonds suédois, jugeant l’opération trop stratégique pour la souveraineté nationale. Premier actionnaire du groupe, l’État s’est engagé dans ce dossier et a justifié le veto par les enjeux militaires et industriels. Le blocage concerne des infrastructures passives (antennes et bâtiments) et non des composants électroniques, selon le gouvernement. La décision intervient après des mois de procédures et alors que l’opération avait été annoncée en 2024.
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Contexte: vente d’infrastructures d’Eutelsat bloquée
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Eutelsat est un acteur majeur des télécommunications spatiales, avec une constellation de satellites et une position unique dans le paysage mondial, notamment face à SpaceX et son service Starlink. Le gouvernement considère que l’actif est stratégique pour la sécurité et l’autonomie technologique française, en particulier pour des clients gouvernementaux et industriels, et pour les domaines militaires spatiaux.
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« Nous avons estimé que cette activité était trop stratégique pour la France en vertu de nos propres considérations et de notre doctrine », a souligné ce vendredi le ministère de l’Économie.
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Réactions et chiffres clés
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Dans le cadre de l’affaire, le groupe Eutelsat a rappelé que l’opération visait des infrastructures passives et avait pour objectif de lever environ 550 millions d’euros. Une note d’analystes publiée ce vendredi par Deutsche Bank souligne néanmoins que « l’arrêt du processus signifie qu’Eutelsat ne percevra pas les quelque 550 millions d’euros anticipés ».
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Depuis l’été 2025, l’État français est devenu le premier actionnaire du groupe avec près de 30 % des parts, et le dossier est étroitement lié à la politique de souveraineté sur les actifs stratégiques.
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Évolutions à venir et cadre procédural
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Le processus illustre l’usage par la France de la procédure de contrôle des investissements étrangers en France (IEF), une prérogative qui, selon les autorités, est rarement mobilisée pour bloquer une transaction. L’affaire rappelle aussi que des décisions peuvent s’accompagner de débats politiques et de répercussions sur la santé financière d’une entreprise, même lorsque l’impact direct sur les activités courantes est limité.