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En France, les initiatives culturelles destinées aux enfants s’articulent autour de l’accès à l’art et à la lecture, et d’un accompagnement ciblé face à l’usage des écrans. À Bourges, l’appel à projets pour la sixième édition d’Aux arts les enfants est lancé, avec une enveloppe globale de 25 000 euros et un plafond de 2 500 euros par établissement. Parallèlement, des voix insistent sur l’importance d’équilibrer pratique artistique et usage raisonné des technologies chez les jeunes. Cet article revient sur ces démarches locales et nationales qui visent à offrir aux enfants des espaces d’expression tout en protégeant leur bien‑être numérique.
À Bourges, édition 6 d’Aux arts les enfants et les écoles candidate
Le dispositif Aux arts les enfants, né en 2020, entre dans sa sixième édition pour l’année scolaire 2026/2027. « C’est à l’initiative de l’équipe pédagogique, qui doit se mettre en relation avec un artiste. Ensemble, ils imaginent un projet artistique réalisé par les enfants. C’est libre, tout type d’art peut être représenté, la photographie, la peinture, la poterie, le spectacle vivant, la vidéo », énumère Yannick Bedin, adjoint au maire en charge de la culture.
Depuis sa création, ce sont presque 2 400 élèves berruyers qui ont profité du dispositif. À l’issue de la cinquième édition toujours en cours, la barre des 3 000 enfants sera franchie. Un budget maximum par établissement étant de 2 500 euros, ça nous fait une enveloppe globale de 25 000 euros, précise Céline Madrolles, maire adjointe déléguée à l’éducation.

« L’accès à la culture pour tous est aussi un axe majeur. » « Tout le monde reconnaît la plus value énorme d’Aux arts les enfants. Une fois les dossiers envoyés, c’est une commission qui étudie les projets avec certains critères de sélection. Chaque année, on retient une dizaine d’écoles. Le budget maximum par établissement étant de 2.500 euros, ça nous fait une enveloppe globale de 25.000 euros », précise Céline Madrolles, maire adjointe déléguée à l’éducation. L’appel n’impose pas de thème, mais pour l’année scolaire 2026/2027, les élus souhaitent une idée en lien avec la capitale européenne de la culture.
« On se rapproche de l’année fatidique, et pour les élèves aussi, 2028 sera un moment assez inédit, donc naturellement ce thème s’impose. C’était un peu le cas avec les Jeux olympiques en 2024. Mais de manière générale, le thème est libre », indique l’adjoint au maire. L’organisation est aussi pensée pour favoriser l’accès et la participation de tous les élèves, afin que chacun puisse monter des projets plus facilement.
Les écoles ont jusqu’au 22 mars pour déposer un dossier en ligne. Les réponses seront données avant la fin de l’année scolaire, en juin, et les fonds sont versés dans l’été. Tout au long de l’année les écoles restitueront les projets. « L’organisation est libre. Les enseignants peuvent débuter quand ils veulent, tout se fait sur le temps scolaire et l’école entière peut être mobilisée, ou seulement une classe. Souvent, il y a une résonance sur toute l’école. On a vu plein de super projets depuis le début et chaque année, on est surpris davantage », poursuit Céline Madrolles.

Culture pour tous et édition 2026/2027: des choix en phase avec l’Europe
Au‑delà du dispositif local, la dynamique repose sur l’idée que l’accès à la culture doit concerner tous les enfants, et que l’école peut être l’un des lieux privilégiés pour déployer ces projets, même lorsque les ressources sont limitées. Le financement et le suivi permettent d’alléger la charge des établissements et de donner une marge de manœuvre aux enseignants pour proposer des activités complémentaires à l’enseignement traditionnel. L’objectif est aussi d’inscrire ces pratiques dans une logique plus large, en perspective de l’année européenne de la culture et des échéances futures.
Conseils d’une pédopsychiatre pour mieux gérer l’exposition aux smartphones des enfants et des adolescents
Les adolescents passent de plus en plus de temps sur les écrans et les réseaux sociaux. Des études pointent des effets sur le sommeil, la mémoire, l’anxiété et la concentration, et le gouvernement évoque des mesures pour limiter l’accès des moins de 15 ans au début de la prochaine année scolaire. Dans le cadre du podcast « Inspirants », Anne‑Hélia Roure, pédopsychiatre, propose des conseils pour aider les jeunes à se désintoxiquer partiellement des smartphones. « L’idée, c’est de ne pas l’avoir tout le temps sur soi », affirme-t-elle, en soulignant l’importance de la distanciation et de l’absence du téléphone dans certaines pièces, notamment la chambre à coucher. Elle recommande aussi de proposer des alternatives et de ne pas interdire pour interdire: « faire une activité, parler, ou sortir » est souvent plus efficace que des règles strictes.
Selon elle, « quand ça se fait, en fait, les enfants et les adolescents sont très heureux et très demandeurs », et l’objectif absolu reste « zéro écran » dans certaines situations. Les parents jouent un rôle clé: « Les parents peuvent également être un exemple. Les enfants agissent par mimétisme », rappelle-t-elle. Pour les plus jeunes, elle estime que « zéro écran » est l’objectif, même si une exception peut exister pour quelques minutes de dessin animé ou de visio avec les grands‑parents accompagnés d’un adulte. Quant aux adolescents, elle conseille de ne pas mettre un smartphone avec réseaux sociaux entre leurs mains avant quinze ans, « c’est un outil extrêmement puissant qui est connecté à Internet, le monde entier est connecté à nous, et on n’est pas prêt à ces âges‑là pour ça ».
