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Bracelet électronique : quand l’humiliation devient un outil médiatique

par Sara
France, Brésil, États-Unis

En juillet, au milieu d’une foule de journalistes, l’ancien président brésilien Jair Bolsonaro a exhibé ce qu’il a défini comme une « humiliation suprême » : un imposant bracelet électronique noir. La semaine précédente, la Cour suprême du Brésil avait ordonné sa surveillance électronique en raison des accusations portées contre lui, dont celle de tentative de coup d’État après les élections de 2022. Considéré comme un risque de fuite, Bolsonaro fait partie des personnalités soumises à ce type de contrainte. L’ancien président français Nicolas Sarkozy a également été condamné à en porter un l’an dernier après sa condamnation pour corruption.

Un dispositif controversé

Ces dispositifs permettent de suivre les mouvements des personnes assignées à résidence, mais attirent souvent une attention non désirée sur leurs porteurs. Malgré cela, Jair Bolsonaro, qui doit rester chez lui la plupart du temps et éviter les ambassades étrangères, a brandi son bracelet comme un symbole d’indignité.

Le précédent Meng Wanzhou

Le bracelet électronique a fait la une en 2021 avec Meng Wanzhou, directrice financière de Huawei, devenue l’une des détenues les plus connues dans une affaire d’extradition qui a exacerbé les tensions géopolitiques. Arrestée au Canada en 2018 à la demande des États-Unis pour des accusations de fraude, elle a été assignée à résidence dans sa villa de Vancouver. Souvent photographiée en route pour le tribunal, elle portait un bracelet électronique noir à la cheville, associé à des tenues de créateur.

Meng Wanzhou

Le « mug shot » de Donald Trump

Donald Trump a également réussi à transformer sa photo d’identité judiciaire, prise en 2023 lors de son inculpation en Géorgie pour association de malfaiteurs, en un outil de collecte de fonds pour sa campagne présidentielle de 2024. Après la publication de la photo, les dons à sa campagne ont considérablement augmenté. Cette image, perçue par ses détracteurs comme un symbole de honte, a également été exploitée pour vendre divers produits dérivés.

Le bracelet customisé d’Anna Sorokin

Anna Sorokin, la fausse héritière connue sous le nom d’Anna Delvey, a été arrêtée après avoir escroqué 200 000 euros à des personnalités new-yorkaises. Après avoir purgé près de quatre ans de prison, elle a été assignée à résidence et a fait sensation lors d’une apparition dans l’émission « Dancing With the Stars », où elle a dansé avec un bracelet électronique orné de strass.

Le bracelet anti-alcool de Lindsay Lohan

À la fin des années 2000, le bracelet électronique a atteint son apogée médiatique avec Lindsay Lohan, contrainte de porter un dispositif SCRAM pour détecter la consommation d’alcool après des problèmes juridiques. Malgré cela, Lohan a été vue à de nombreuses fêtes, plaisantant même avec Chanel pour obtenir des autocollants décoratifs pour son bracelet.

La plaisanterie de Martha Stewart

Martha Stewart, après avoir été condamnée pour avoir menti à des enquêteurs fédéraux, a porté un bracelet électronique après sa libération. Sa notoriété a fait de son bracelet un objet de fascination ; elle l’a même montré lors d’une conférence de presse, le qualifiant d’inconfortable tout en plaisantant avec son public.

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