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Brandt: l’État prêt à soutenir une reprise en Scop

par charles
France

Brandt, groupe d’électroménager en redressement judiciaire, pourrait voir son avenir se préciser grâce à une reprise en Scop soutenue par l’État. Le gouvernement a annoncé être « prêt » à apporter cinq millions d’euros dans ce projet, destiné à préserver une partie des 700 emplois en France. L’initiative est portée par le groupe Revive et des acteurs locaux, et vise à éviter la fermeture des sites d’Orléans et de Vendôme si possible. Une audience décisive devant le tribunal des activités économiques de Nanterre est attendue dans les prochains jours.

Brandt et l’État prêt à soutenir une reprise en Scop
Brandt et l’État prêt à soutenir une reprise en Scop

État et projet de reprise en Scop

L’État a exprimé son soutien financier en indiquant être « prêt » à apporter cinq millions d’euros dans un projet de reprise en Scop du groupe Brandt, dont l’avenir est incertain depuis son placement en redressement judiciaire. Selon Sébastien Martin, le ministre délégué chargé de l’Industrie, quelque 300 emplois sur les près de 700 que compte le groupe en France pourraient être sauvés grâce à ce projet. Le projet est soutenu par le groupe Revive, qui dit venir « en soutien de la Scop ». Selon des sources concordantes dont des élus locaux, aucun autre projet ne propose de sauver les deux usines du groupe Brandt, situées près d’Orléans et à Vendôme.

« Soit on pense qu’on va pouvoir garder tout le monde, mais il n’y a pas d’avenir, soit on est prêt à accepter qu’il y ait un recentrage de la stratégie de l’entreprise », a ajouté Sébastien Martin. « On est au bord du gouffre », a aussi affirmé Cyril Aubert, secrétaire CFTC du comité central social et économique de la marque, rappelant que l’entreprise pourrait ne plus payer les salaires après le 15 décembre. Les enjeux restent à clarifier lors de l’audience.

Évolutions locales et acteurs impliqués

La région Centre-Val de Loire et la métropole d’Orléans se disent mobilisées autour du dossier. François Bonneau, président (PS) de la région, a déclaré que sa collectivité mettrait « des moyens financiers » et a souligné que « C’est du Made in France, c’est une industrie qu’on empêche de partir à l’autre bout du monde. Ça doit être un combat ». Le soutien est interprété comme une dynamique locale en faveur d’alternatives à la fermeture des sites.

Le dossier rappelle le cas de la verrerie Duralex, reprise en coopérative en juillet 2024. Selon Cyril Aubert, secrétaire CFTC, « On est au bord du gouffre, c’est la seule issue pour sauver des emplois »; il estime qu’environ 20 millions d’euros seraient nécessaires pour relancer Brandt, qui ne pourra plus payer les salaires après le 15 décembre.

Contexte du groupe Brandt et chiffres clés

Brandt appartient depuis 2014 au groupe algérien Cevital, qui réalise 4 milliards d’euros de chiffre d’affaires et emploie 18 000 salariés, selon des données publiées sur son site internet. En France, Brandt est l’un des derniers grands fabricants d’électroménager et affiche un chiffre d’affaires d’environ 260 millions d’euros, avec une production fortement ralentie en raison du redressement judiciaire.

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