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Le Premier ministre a engagé ce vendredi sa responsabilité sur le budget de l’État pour 2026. Le texte prévoit un déficit de 5 % du PIB et des dépenses publiques qui se maintiennent autour de 56,6 % du PIB. Le gouvernement présente ce budget comme un compromis entre les exigences des parlementaires et les priorités de la dépense, tout en suscitant des réactions contrastées à droite et à gauche.

Budget 2026: déficit autour de 5 % du PIB et cadre fiscal stable
Le déficit de l’État est chiffré à 131,9 milliards d’euros, quasi stable par rapport à 2025, et la dette est projetée à 118,2 % du PIB en 2026. Les dépenses publiques passeraient de 56,8 à 56,6 % du PIB, et le prélèvement obligatoire de 43,6 à 43,9 %.
Le gouvernement affirme que le cadre fiscal reste stable: « 99 % des entreprises ne verront aucun changement fiscal en 2026 », a souligné la ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin.
« 99 % des entreprises ne verront aucun changement fiscal en 2026 », a souligné la ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin.
Pour certains, le budget prévoit une part importante des hausses d’impôts pesant sur les entreprises, notamment une surtaxe sur les bénéfices des grandes entreprises qui rapportera 7,3 milliards en 2026, et une reprise des mesures sur la CVAE.
Dépenses et priorités: défense, France 2030 et mesures sociales
Les crédits de la Défense augmentent de 6,5 milliards d’euros, et d’autres missions voient leur budget stagner ou diminuer, hors ministères régaliens. Le programme d’investissements France 2030 a été amputé de 1,1 milliard d’euros, tandis que le Fonds vert pour accompagner la transition écologique dans les territoires est passé de 1,15 milliard en 2025 à 850 millions en 2026.
Pour les ménages, le budget prévoit le maintien de mesures sociales, avec le coût de la prime d’activité estimé à 700 millions d’euros en 2026, et la généralisation des repas à un euro pour les étudiants, ainsi que la revalorisation des Aides personnalisées au logement (APL).
Autres motifs de satisfaction pour les socialistes: une ponction moindre qu’attendue des recettes des bailleurs sociaux.
« pour la première fois depuis longtemps (…) la dépense ralentit réellement. En 2026, la progression de la dépense publique en volume tombe à 0,9 % contre 1,7 % en 2025 et plus de 2 % les années précédentes ».
La gauche critique les choix budgétaires et dénonce les coupes dans les postes et les hausses dans certains domaines; Éric Coquerel, président LFI de la commission des Finances, évoque notamment « On a des coupes très importantes qui se confirment dans plusieurs ministères voire sont accrues ». La gauche se retrouve aussi unie pour dénoncer la suppression de 4 000 postes d’enseignants pour la rentrée 2026.
La taxe sur les holdings, réduite à portion congrue, ne sera pas mise en œuvre en 2026.
Réactions et enjeux: le débat continue
Le texte a été défendu dans un contexte où la droite insiste sur la stabilité du cadre et les contre-pouvoirs dénoncent des coupes et des hausses ciblées. Des arguments et des chiffres restent au cœur des débats, sans qu’aucune décision ne soit actée quant aux prochaines étapes budgétaires.