Dans la nuit du 22 novembre 2025, l’Assemblée nationale a rejeté à la quasi-unanimité la partie recettes du budget de l’État pour 2026, marquant la fin d’un marathon parlementaire entamé après plus de 125 heures de débats. Le vote, qui a rassemblé la quasi-totalité des députés contre le texte gouvernemental, renvoie le dossier au Sénat pour examen. Le paysage budgétaire est marqué par des tensions sur les hausses d’impôt et les mesures fiscales et par les divisions entre les oppositions et le camp gouvernemental. Le gouvernement affirme chercher un compromis, mais l’adoption du budget avant Noël demeure incertaine et dépendra des échanges au Sénat.
À l’Assemblée nationale, le budget 2026 rejeté à la quasi-unanimité
Retour sur les chiffres: 404 députés ont rejeté la partie recettes du budget 2026, après 125 heures de débats sur la fiscalité du patrimoine et des grandes entreprises. Le vote, sur fond de divisions au sein du camp gouvernemental et d’oppositions déterminées, marque une étape majeure dans le calendrier budgétaire: le texte sera examiné par le Sénat la semaine suivante. Le PS a répété son objectif d’obtenir une forme de justice fiscale, tandis que le gouvernement a insisté sur le fait que les mesures adoptées par l’opposition ne pouvaient pas être transposées sans dégâts. « Des horreurs économiques », a résumé Paul Midy (Renaissance) pour illustrer les propositions d’opposition, et Éric Coquerel (LFI) a dénoncé que « Ce texte n’est le texte de personne en totalité, mais chacun doit prendre une part ». Boris Vallaud (PS) a quant à lui déclaré que le texte souffrait « le compte n’y est pas » et a appelé à poursuivre le dialogue. Le Premier ministre Sébastien Lecornu a qualifié ces débats de « coups tactiques des extrêmes qui rendent la copie insincère ». Le Sénat devra examiner le texte à son tour, et l’adoption avant Noël apparaît maintenant comme une perspective incertaine.

Selon les responsables, le Sénat s’en saisira la semaine prochaine et pourrait proposer des amendements au texte initial du gouvernement. Amélie de Montchalin a rappelé qu’« un certain nombre de mesures inconstitutionnelles, irréalistes ou inapplicables » figuraient dans le projet et a souligné les incertitudes liées à son financement. Des responsables de l’opposition et de la majorité ont rappelé que le calendrier politique est serré et que l’accord sur les recettes demeure le cœur du dossier.
La suite du processus budgétaire dépend désormais du Sénat, qui doit reprendre le texte et pourrait modifier certains éléments avant une éventuelle adoption. Le gouvernement affirme rester ouvert au compromis, tandis que les oppositions réclament des ajustements — notamment sur les recettes et la fiscalité des grandes entreprises. « Ce texte n’est le texte de personne en totalité, mais chacun doit prendre une part » a été évoqué plus tôt par Marc Fesneau; toutefois, Éric Coquerel (LFI) insiste sur le fait que le texte d’origine ne peut être approuvé tel quel. Boris Vallaud (PS) déclare que « le compte n’y est pas » et appelle à poursuivre le dialogue. Le budget, avec des propositions comme la surtaxe sur les bénéfices et la taxe sur les géants du numérique, reste au centre d’un front politique divisé et l’objectif d’une adoption avant Noël paraît fragile.

La suite du processus budgétaire dépend désormais du Sénat, qui doit reprendre le texte et pourrait modifier certains éléments avant une éventuelle adoption. Le gouvernement affirme rester ouvert au compromis, tandis que les oppositions réclament des ajustements — notamment sur les recettes et la fiscalité des grandes entreprises. Amélie de Montchalin a rappelé que « un certain nombre de mesures inconstitutionnelles, irréalistes ou inapplicables » figuraient dans le projet et a souligné les incertitudes liées à son financement. Des responsables de l’opposition et de la majorité ont rappelé que le calendrier politique est serré et que l’accord sur les recettes demeure le cœur du dossier.
Dans les prochaines semaines, le Sénat sera en première ligne pour tracer la suite du calendrier budgétaire et les possibles compromis. Le PS et d’autres formations restent convaincus de la nécessité d’un ajustement des recettes, tandis que le gouvernement rappelle qu’il faut « sortir de l’impasse » et préparer un budget viable. Le vote du Sénat et les éventuels amendements conditionnent désormais une adoption avant Noël, une échéance que les observateurs considèrent comme incertaine mais essentielle pour la stabilité des finances publiques.