L’Arabie saoudite conserve en 2025 la première place mondiale des exportations de dattes en valeur pour la quatrième année consécutive, avec 1,938 milliard de riyals, soit environ 517 millions de dollars. Ce résultat, rapporté par Al Jazeera et confirmé par le Centre national du palmier et de la datte, mesure les ventes à l’étranger en argent, pas les quantités récoltées ni le tonnage exporté.[1][2]

Une hausse des ventes, pas une mesure des quantités

La valeur des exportations saoudiennes de dattes a augmenté de 14,3 % en 2025 par rapport à l’année précédente. Al Jazeera attribue ce chiffre aux données du Centre du commerce international relayées par l’agence de presse saoudienne. La progression concerne donc le montant exporté : elle ne permet pas, à elle seule, d’affirmer que les quantités vendues ont augmenté dans les mêmes proportions, ni que les producteurs ont accru leurs bénéfices.[1]

L’Égypte reste première pour la production

Le classement change lorsqu’on regarde les récoltes plutôt que les ventes à l’étranger. Al Jazeera présente l’Égypte comme le premier producteur mondial, avec près de 2 millions de tonnes par an. Pour l’Arabie saoudite, le Centre national du palmier et de la datte annonce une production annuelle supérieure à 1,9 million de tonnes. Ces repères ne constituent pas une comparaison détaillée pour la seule année 2025, mais ils établissent la distinction essentielle : la première place commerciale saoudienne n’est pas une première place en production.[1]

Plus de 125 marchés, sans explication chiffrée de la croissance

Les dattes saoudiennes sont exportées vers plus de 125 pays, selon le centre national. Ce dernier attribue l’expansion des exportations au développement des chaînes d’approvisionnement, à une meilleure efficacité et à l’ouverture de marchés. Ces explications restent celles de l’organisme chargé de développer la filière : elles ne chiffrent pas la contribution de chaque facteur à la hausse des ventes. Le résultat documenté est une progression de la valeur exportée, pas une démonstration de rentabilité accrue.[1][2]

Sources