Logivolt annonce un prêt vert de 300 millions d’euros pour accélérer le prééquipement électrique des parkings en copropriété. L’enveloppe vise l’infrastructure commune de l’immeuble : elle ne promet ni une borne installée à chaque place ni un raccordement gratuit pour chaque résident.

Le prêt vise l’infrastructure commune, pas une borne à chaque place

Le prééquipement correspond à l’infrastructure électrique collective qui permet ensuite de raccorder des places de stationnement. Logivolt indique financer intégralement cette partie commune. Une copropriété peut donc disposer de cette base sans que toutes les places soient immédiatement reliées à une borne.

Les 300 millions d’euros annoncés se répartissent entre 200 millions apportés par la Caisse des dépôts et 100 millions par des banques du groupe Banque populaire Caisse d’épargne. Ils s’ajoutent, d’après l’annonce, à 190 millions déjà engagés par la Caisse des dépôts. Ces montants donnent une mesure de la capacité de financement recherchée, mais pas celle des travaux qui seraient réalisés dans un immeuble donné.

Le mécanisme sépare ainsi deux décisions : installer une infrastructure partagée dans le parking, puis raccorder les résidents qui le demandent. C’est cette séparation, davantage que le montant global du prêt, qui détermine l’effet concret pour une copropriété.

Le droit de connexion maintient une dépense individuelle

Dans le modèle présenté par Logivolt, seuls les résidents qui raccordent une borne paient un droit de connexion ; ceux qui n’utilisent pas le dispositif ne paient rien. Le financement de la partie commune évite donc de répartir ce coût initial sur l’ensemble des résidents, utilisateurs ou non.

Cette règle ne rend pas pour autant la borne gratuite. Le droit de connexion relève du choix individuel de se brancher, tandis que le prêt finance l’infrastructure du parking. Son montant, sa méthode de calcul et ses éventuelles conditions ne figurent pas dans les informations disponibles. Sans ces éléments, un résident ne peut pas encore établir le coût total de son installation.

Les 26 000 immeubles restent une cible à 2030

Logivolt fixe un objectif de 26 000 immeubles et 1,7 million de places prééquipées d’ici 2030. Cette cible décrit le déploiement visé, non des installations déjà réalisées ni un calendrier garanti pour chaque copropriété.

Clément Molizon, délégué général de l’Avere, indique de son côté que 18 000 immeubles sont connectés, soit 7,2 % des immeubles collectifs. Les deux chiffres ne mesurent pas la même chose : l’un porte sur des immeubles dits connectés, l’autre sur un nombre futur de places prééquipées par Logivolt. Ils ne permettent donc pas de calculer un rythme de réalisation du programme.

À l’échelle d’un immeuble, les inconnues restent décisives : critères d’accès au dispositif, calendrier des travaux et montant demandé au résident qui souhaite une borne. Le prêt apporte un financement annoncé pour la partie collective ; il faudra connaître ces modalités locales avant d’en mesurer le coût individuel.

Sources