L’économie française n’a pas progressé au deuxième trimestre 2026. Le PIB en volume est resté stable entre avril et juin, après un recul de 0,2 % au trimestre précédent. Ce résultat détaillé de l’Insee remplace la première estimation publiée fin juillet, qui tablait sur une hausse de 0,2 %.

Une stabilité construite sur des mouvements contraires

Le chiffre global masque des trajectoires différentes. La consommation des ménages a progressé de 0,3 % sur le trimestre, tandis que l’investissement a diminué de 0,3 %.

Le commerce extérieur a apporté 0,6 point à l’évolution du PIB : les exportations ont augmenté de 2,9 %, contre 1,1 % pour les importations. Cet apport a été compensé en grande partie par les variations de stocks, dont la contribution est négative de 0,7 point. La demande intérieure finale hors stocks apporte, elle, 0,2 point.

Le pouvoir d’achat recule par unité de consommation

Dans les comptes des ménages, le pouvoir d’achat du revenu disponible brut par unité de consommation a reculé de 0,6 % au deuxième trimestre, après -0,2 % au premier. L’Insee relève parallèlement un repli du taux d’épargne, passé de 17,9 % à 17,2 % du revenu disponible brut.

Ces indicateurs ne décrivent pas une même chose : le PIB mesure l’activité produite sur le territoire, tandis que le pouvoir d’achat par unité de consommation rapporte le revenu disponible des ménages à leur taille. Leur évolution simultanée permet néanmoins de distinguer une activité stable d’une situation moins favorable pour le revenu réel des ménages.

Ce que signifie l’acquis de croissance de 0,3 %

L’Insee évalue l’acquis de croissance pour 2026 à 0,3 %. Cet indicateur correspond au taux de croissance annuelle qui serait obtenu si le PIB restait au niveau du deuxième trimestre jusqu’à la fin de l’année. Il ne préjuge donc pas de l’évolution effective de l’activité au second semestre.

Sources