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Des opérations menées par les États-Unis au Venezuela ont conduit à la capture du président Nicolás Maduro et à son exfiltration vers les États-Unis, selon les informations disponibles. Des réactions contrastées affluent déjà dans la diaspora et chez les habitants, certains saluant une prétendue transition plus stable, d’autres s’interrogeant sur les implications juridiques et humanitaires. Washington affirme que cette intervention vise une transition sûre et une mise en place d’un nouveau cadre politique. Les détails fournis par les responsables américains évoquent une opération rapide et planifiée depuis des mois.
Capture de Nicolás Maduro et répercussions immédiates
Des Vénézuéliens en exil ont à travers le monde ont éclaté de joie samedi après la capture de Nicolás Maduro. Des chants célébrant la capture de Maduro ont résonné dans les rues de la capitale chilienne, où des Vénézuéliens se sont rassemblés pour partager leur joie.
« Nous sommes libres. Nous sommes tous heureux que la dictature soit tombée et que nous ayons un pays libre », a déclaré Khaty Yanez, une Vénézuélienne qui vit au Chili depuis sept ans.
«Ma joie est trop grande», a ajouté son compatriote Jose Gregorio. «Après tant d’années, après tant de luttes, après tant de travail, aujourd’hui est le jour. Aujourd’hui est le jour de la liberté.»
Depuis 2014, environ 7,7 millions de Vénézuéliens, soit 20 % de la population, ont quitté le pays, incapables de se procurer de la nourriture ou à la recherche de meilleures opportunités à l’étranger, selon l’Organisation internationale pour les migrations des Nations unies.

Annonce américaine et cadre militaire
Donald Trump a déclaré: « Nous n’avons pas peur d’envoyer des troupes sur le terrain si besoin », en réponse à une question sur la direction future du Venezuela.
« Make Venezuela great again » a lancé le président, en réutilisant son slogan emblématique. Il a assuré que les États-Unis « dirigeront le pays de manière juste » et a annoncé que les grandes compagnies pétrolières américaines seraient autorisées à se rendre sur place, tout en maintenant l’embargo sur le pétrole vénézuélien.
Selon le chef d’état-major Dan Caine, l’opération a mobilisé « Plus de 150 avions » et a été « préparée depuis des mois », pour atteindre la « forteresse présidentielle » où se retranchait Maduro dans la capitale. L’opération a été baptisée Absolute Resolve (détermination absolue, NDLR), discrète et menée pendant les heures d’obscurité maximale du 2 janvier.
« Ce qui est arrivé à Nicolás Maduro peut arriver à d’autres », a averti Donald Trump lors de la conférence de presse.
Les États-Unis dirigeront le Venezuela « tant qu’on ne pourra pas assurer une transition sûre, appropriée et judicieuse », a ajouté le président, et les forces américaines et leurs navires resteront dans la région pendant la transition.

Réactions internationales et cadre juridique
Le secrétaire général de l’ONU s’est inquiété que le droit international n’ait pas été respecté. « Cette opération américaine constitue un dangereux précédent » déplore Antonio Guterres et appelle « tous les acteurs au Venezuela à engager un dialogue inclusif, dans le plein respect des droits de l’Homme et de l’Etat de droit ». La plupart des dirigeants internationaux ont aussi rappelé leur attachement au droit international, remettant en question la légalité de l’opération.