Des informations convergentes sur une opération militaire américaine visant Nicolás Maduro ont été publiées par plusieurs médias. Selon les premiers éléments, plus de 150 appareils ont été mobilisés, incluant avions de chasse, avions de reconnaissance, drones et hélicoptères. Les hélicoptères transportant la « force d’extraction » spéciale pour le président vénézuélien seraient partis dans l’obscurité, volant à quelques dizaines de mètres au-dessus de l’océan, a ajouté le chef d’état-major. Les avions de chasse ont assuré la couverture aérienne tandis que les capacités satellitaires et cybernétiques américaines bloquaient les radars vénézuéliens. Les premières explosions ont commencé à secouer Caracas peu avant 2 heures (7 heures en France), selon des correspondants. À 2 h 01 locales (7 h 01 en France), les hélicoptères se posaient dans l’enceinte où se trouvait Nicolás Maduro. « Ils savaient qu’on arrivait », a assuré Donald Trump, faisant référence à la montée des tensions ces derniers mois. « Mais ils ont été complètement dépassés et très rapidement neutralisés », a-t-il poursuivi. « Je l’ai regardée (l’opération) littéralement comme si je regardais une émission de télévision », a dit le président américain à Fox and Friends, décrivant la résidence de son homologue vénézuélien comme « une forteresse ».

Réactions, arrestation et implications pour le Venezuela
Selon les détails fournis, « Nicolás Maduro et son épouse, tous deux inculpés, se sont rendus sans résister et ont été placés en détention par le ministère de la Justice », a ajouté le général Caine. Ils sont poursuivis aux États-Unis pour « narcoterrorisme et importation de cocaïne ». Les hélicoptères américains ont survolé le littoral vénézuélien et le couple a été embarqué à bord du navire de guerre USS Iwo Jima. La Cour suprême vénézuélienne a désigné la vice-présidente, Delcy Rodriguez, pour assurer l’intérim du pouvoir exécutif.
La cheffe de l’opposition Maria Corina Machado s’est félicitée de la capture et a publié sur les réseaux sociaux: « Aujourd’hui, nous sommes prêts à faire valoir notre mandat et à prendre le pouvoir. Restons vigilants, actifs et organisés jusqu’à ce que la transition démocratique se concrétise ». « Il est temps que la souveraineté populaire (…) dirige notre pays. Nous allons remettre de l’ordre, libérer les prisonniers politiques, construire un pays exceptionnel et ramener nos enfants à la maison. » « Venezolanos, llegó la hora de la libertad », peut-on lire; Machado a en outre déclaré que le Venezuela sera libre. Par ailleurs, lors d’une conférence de presse en Floride, Donald Trump a déclaré qu’elle ne « bénéficiait ni du soutien ni du respect » nécessaires pour gouverner le Venezuela.
