Auteur de débuts prometteurs avec le Castres Olympique, Vuate Karawalevu, trois-quarts polyvalent, sera aligné contre Bath ce vendredi 9 janvier et il revient sur ses premiers pas dans le Tarn et son intégration au sein de l’effectif olympien.
Pour signer au CO, il explique qu’il existe une longue histoire autour des Fidjiens qui ont marqué le club et que faire partie de cette tradition représente un accomplissement personnel, mais aussi une belle opportunité pour sa famille. C’est un défi différent qu’il a souhaité relever, motivé par cette continuité avec les Fidjiens et par le souhait de s’inscrire dans cette histoire du CO.

Il explique qu’il ignorait à quel point les Fidjiens étaient nombreux ici et que, à son arrivée, l’annonce d’une communauté fidjienne à Castres l’a rendu heureux.
Oui, cela a sans doute aidé à éloigner le mal du pays et à atténuer l’éloignement vis-à-vis de la famille. Il se dit rassuré de savoir qu’il existe une famille fidjienne à Castres; certains Fidjiens le connaissaient déjà, ce qui a grandement facilité son adaptation.
J’adore ce club ! C’est la première fois que je viens en France et les gens sont sympathiques; l’environnement est calme et propice pour débuter le rugby en France. La culture est différente mais il y a un vrai respect pour les Fidjiens, ce qui crée un bon équilibre avec notre culture fidjienne.
Les différences avec le Top 14 et le rugby de l’hémisphère Sud sont énormes. La dimension physique exigeante du championnat français change tout et, à ses yeux, c’est le meilleur championnat du monde. La Champions Cup offre aussi un autre jeu, avec les meilleures formations d’Europe et du monde; c’est une opportunité unique de le vivre.
Le plus important pour lui est d’apprendre le métier et, surtout, d’améliorer sa langue. Il découvre peu à peu le français et suit des cours de temps à autre pour garder une certaine régularité. Il espère pouvoir parler davantage la prochaine fois.
Le dénouement de la rencontre contre Bath sera un vrai défi. Il espère que le temps sera meilleur que prévu et, quoi qu’il arrive, il faudra être prêt et s’adapter.
Le manager Xavier Sadourny a souvent loué son aisance sous le ballon haut; pour Karawalevu, cela pourrait être précieux face à des adversaires qui utilisent le jeu au pied. À 100 %, c’est l’une des clés de la partie, affirme-t-il.
« C’est une question de relâchement », explique-t-il, lorsque la balle est en l’air. « Je ne réfléchis pas trop quand elle arrive et j’essaie d’être à l’aise ». Il précise aussi qu’il suit des cours de français et espère progresser rapidement pour communiquer plus aisément sur le terrain.