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« Ce serait la guerre » selon l’ambassadeur russe en France

Par charles 2 min de lecture France; Danemark; Pologne; Roumanie; Estonie

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L’ambassadeur de Russie en France, Alexey Meshkov, a déclaré lors d’une intervention sur RTL que « ce serait la guerre » si un avion russe était abattu par l’Otan, dans un contexte de tensions croissantes sur l’espace aérien européen. Cette phrase, prononcée le jeudi 25 septembre, s’inscrit dans une série d’incidents récents qui alimentent les inquiétudes en Europe, notamment des drones d’origine inconnue survolant des aéroports danois et des épisodes similaires signalés en Pologne, en Roumanie et en Estonie. Les autorités danoises et européennes n’établissent pas de lien clair entre ces actes et Moscou, tandis que la Russie affirme ne pas être impliquée.

Ambassadeur russe en France Alexey Meshkov lors d’une interview
Alexey Meshkov, ambassadeur de Russie en France.

Alexey Meshkov: « ce serait la guerre »

Dans l’entretien, l’ambassadeur réitère que tout acte consistant à abattre un avion russe serait une escalade majeure et irréversible. D’après RTL et les échanges qu’il a accordés à la rédaction, il affirme que « ce serait la guerre » et souligne que les actions menées par l’Otan contre les avions russes se produisent « assez souvent » sans qu’ils soient abattus pour le moment. Cette position survient à un moment où les pays européens cherchent à clarifier les responsabilités et à gérer une série d’incidents qui nourrissent les tensions.

La discussion est présentée dans le cadre d’un enracinement des propos qui visent à rappeler les limites d’une escalade potentielle et à contester certaines interprétations occidentales. Des analystes et des responsables européens suivent avec prudence les déclarations publiques, tant sur les intentions russes que sur les possibilités d’une riposte.

Drones et incursions dans l’espace aérien européen

La dimension matérielle des tensions se lit dans les récents rapports sur des drones survolant des zones sensibles. Dans la nuit du 24 au 25 septembre, des drones d’origine inconnue ont survolé les aéroports civils et militaires du Danemark, une série d’événements décrits par le ministre danois de la Défense comme une « menace systématique ». Par ailleurs, des incursions avaient été signalées en Pologne et en Roumanie, et des survols d’Estonie par des chasseurs russes ont été évoqués. À ce stade, les autorités danoises et européennes n’établissent pas de lien formel entre ces épisodes et Moscou.

« Nous nions », a affirmé l’ambassadeur, et « La Russie ne fait pas ça, jouer avec qui que ce soit. Ce n’est pas tellement notre truc ».

Dans ce cadre, les déclarations russes et les réactions européennes expriment une volonté de ne pas infléchir le dialogue tout en rappelant les lignes rouges en matière de sécurité aérienne et de souveraineté.

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