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Chômage en hausse de 0,2 % au deuxième trimestre en France

par Sara
France

Le nombre de chômeurs inscrits à France Travail en catégorie A (sans activité) a continué d’augmenter au deuxième trimestre en France (hors Mayotte) avec une légère hausse de 0,2 %. Dans un contexte économique tendu, et alors que l’exécutif plaide pour davantage de travail afin d’améliorer les finances publiques, les principaux organismes économiques s’attendent à une remontée du chômage d’ici la fin de l’année.

Analyse des chiffres du chômage

Les chiffres des inscrits à France Travail sont perturbés depuis janvier, notamment à cause de la loi pour le plein-emploi, qui a introduit l’inscription automatique des bénéficiaires du RSA. Au deuxième trimestre, avec les indicateurs habituels, le nombre d’inscrits en catégorie A a baissé de 5,7 % pour atteindre 3,2 millions de personnes, selon les statistiques publiées par le service du ministère du Travail (Dares).

Nouvelle réforme de l’assurance chômage

Pour offrir un meilleur reflet de « la situation conjoncturelle du marché du travail », trois effets doivent être neutralisés, selon la Dares. En plus de l’inscription des bénéficiaires du RSA, cela inclut les changements de règles d’actualisation et un décret instaurant un nouveau régime de sanctions en cas de manquements. Une fois ces effets neutralisés, le nombre d’inscrits en catégorie A affiche une hausse de 0,2 % sur un trimestre.

Au trimestre précédent, la catégorie A avait enregistré une hausse de 0,8 % hors inscription des bénéficiaires du RSA et de l’évolution des règles d’actualisation. En tenant compte des divers effets, le nombre total de demandeurs d’emploi dans les catégories A, B, C, incluant l’activité réduite, progresse de 0,9 % au deuxième trimestre.

Négociations à venir

Ces chiffres sont publiés alors qu’une nouvelle réforme de l’assurance chômage est en préparation. Parmi les objectifs affichés, il s’agit de « favoriser le retour rapide en emploi ». Le gouvernement doit envoyer, d’ici le début de la semaine prochaine, une lettre de cadrage aux partenaires sociaux pour poser les bases de la négociation.

Le Premier ministre François Bayrou a exprimé le 15 juillet son souhait que syndicats et patronat engagent des négociations concernant l’assurance chômage et le droit du travail, notamment la suppression de deux jours fériés. Pour l’assurance chômage, la ministre du Travail, Astrid Panosyan-Bouvet, a expliqué qu’il s’agit d’affiner « l’éligibilité », « la durée maximale d’indemnisation » et les « conditions d’indemnisation des ruptures conventionnelles ».

Réactions des syndicats

Cette nouvelle réforme survient alors que les partenaires sociaux ont conclu un accord en novembre 2024, avec de nouvelles règles pour quatre ans, entrées en vigueur pour la plupart au 1er avril de cette année. Les syndicats ont réagi avec colère à l’annonce de cette réforme, la numéro un de la CFDT, Marylise Léon, qualifiant cela de « carnage total pour les demandeurs d’emploi ». Elle a souligné un volume d’économies « qui n’a jamais été fait », estimé entre 3 et 4 milliards d’euros une fois tous les dispositifs mis en œuvre.

Les organisations syndicales ont lancé une pétition pour dire « non au budget Bayrou », qui a recueilli environ 275 000 signatures. Cette plateforme dénonce une « nouvelle baisse drastique » des droits, sous-tendue par l’idée que les personnes au chômage doivent reprendre n’importe quel emploi, même précaire.

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