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Des informations contradictoires circulent après une opération présentée comme une frappe d’envergure par les États-Unis sur le territoire vénézuélien. Selon Donald Trump, Nicolás Maduro et son épouse, Cilia Flores, auraient été capturés et exfiltrés du Venezuela lors d’une action visant le régime. Les détails varient selon les sources, avec des descriptions qui diffèrent sur le lieu et le destin des protagonistes. Plusieurs reportages s’appuient sur les déclarations de responsables américains et sur les antécédents politiques de Cilia Flores pour dresser un portrait complexe de cette affaire.
Opération et lieux évoqués
Dans le récit initial, Donald Trump a déclaré sur Truth Social que les forces américaines avaient mené une « frappe d’envergure » contre le Venezuela, et que Maduro et Flores auraient été capturés et exfiltrés du pays. Cette assertion est reprise par plusieurs articles mais les détails diffèrent selon les sources.
Des rapports ultérieurs décrivent des scénarios divergents: certains évoquent une exfiltration hors du Venezuela; d’autres parlent d’un transfert vers les États‑Unis ou même d’un embarquement sur un navire de guerre, comme l’USS Iwo Jima, en direction de New York. Selon TF1Info, Maduro et Flores seraient à bord de l’USS Iwo Jima et se dirigeraient vers New York, tandis que d’autres reportages restent moins précis.

Parcours et pouvoir politique de Cilia Flores
Selon les analyses et les biographies publiées par les médias, Cilia Flores est une figure clé du pouvoir vénézuélien. Avocate de profession, elle a défendu Hugo Chávez et a milité au MB R-200 avant de participer à la fondation du MVR, puis du PSUV après l’unification de la gauche vénézuélienne. Entre 1999 et 2013, elle siège à l’Assemblée nationale et en devient la présidente en août 2006, succédant à son époux et marquant l’histoire politique du pays par sa longévité et son réseau.
En 2012, elle est nommée procureure générale du Venezuela et quitte ce poste lorsque Nicolás Maduro accède au pouvoir en 2013. Ensemble depuis près de deux décennies, le couple s’est marié en 2013 et Flores continue d’occuper des postes importants, notamment dans l’Assemblée nationale constituante créée par le gouvernement. Ses parcours ont toutefois été ponctués de polémiques, notamment des suspicions de népotisme lorsque de nombreux membres de sa famille ont occupé des fonctions publiques.
Réactions et enjeux juridiques
Les réactions internationales et les cadres juridiques évoqués par les autorités américaines ont été rapides. Le contexte américain est marqué par des sanctions passées: des responsables vénézuéliens, dont Cilia Flores, ont été ciblés par les États‑Unis dès 2017 et 2018 pour des accusations liées à la corruption et à des atteintes envers les institutions démocratiques. Dans ce cadre, Pam Bondi, procureure générale des États‑Unis, a déclaré: «Dans l’ensemble du ministère de la Justice des États‑Unis, nous tenons à remercier le président Trump d’avoir eu le courage d’exiger des comptes au nom du peuple américain, et j’adresse un immense merci à nos courageux militaires qui ont mené à bien cette mission remarquable et couronnée de succès pour capturer ces deux présumés trafiquants de drogue internationaux» et a précisé que le couple ferait face à la justice pour les chefs retenus, tels que «complot en vue de commettre des actes de narcoterrorisme».
Face à ces informations, les responsables vénézuéliens et certains observateurs soulignent le caractère polarisé des accusations et notent des divergences entre les dépêches, indiquant que la réalité des faits pourrait être plus nuancée que les récits présentés par les autorités américaines et les médias internationaux.