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Le gouvernement colombien a fermement rejeté la demande de l’ancien président Álvaro Uribe, qui plaidait pour une « intervention militaire » en Venezuela suite à l’investiture présidentielle de Nicolás Maduro. Le président colombien Gustavo Petro a critiqué cette proposition, affirmant qu’elle incite à la violence entre les jeunes et les Vénézuéliens.
Les déclarations de Gustavo Petro
Gustavo Petro a exprimé ses préoccupations sur son compte sur la plateforme X, soulignant que cette demande montre une « soif de sang » et que ceux qui la soutiennent ne cherchent qu’à alimenter la violence. Il a déclaré : « Après avoir intensifié le conflit entre Colombiens, ils viennent demander que les Vénézuéliens se battent entre eux, ce qui ferait pleurer les mères des deux côtés. »
Critique de l’extrême droite
Le président a également accusé l’extrême droite colombienne de provoquer des guerres et d’apporter des décennies de violence en Colombie. Il a qualifié le blocus économique d’un pays sur un autre d’ « abominable », ajoutant que les invasions militaires, comme celles déjà observées au XXIe siècle, ne devraient pas être envisagées.
Appel au dialogue
Petro a plaidé pour un « dialogue démocratique » tant à l’intérieur de la Colombie qu’avec le Venezuela. Il a souligné l’importance du respect des droits fondamentaux des populations, affirmant que les relations diplomatiques doivent servir à unir les peuples plutôt qu’à les diviser.
Reconnaissance des violations électorales
Le président a également reconnu que les autorités vénézuéliennes avaient retiré à l’opposante María Corina Machado son « droit de choisir et d’être élue ». Petro a précisé que les élections n’avaient pas été libres, en raison de la violation d’accords sur la levée des sanctions économiques, ce qui a empêché un vote en liberté.
Réactions d’autres dirigeants
Le ministre des Affaires étrangères colombien, Luis Gilberto Murillo, a déploré les déclarations de l’ancien président Uribe, les qualifiant de « très graves ». Il a mis en garde contre le fait que ce sont les personnes les plus vulnérables qui seraient envoyées au front en cas de conflit, et a insisté sur la nécessité de ne pas utiliser la situation pour des calculs politiques.
Contexte actuel
Nicolás Maduro a pris ses fonctions lors d’une cérémonie à l’Assemblée nationale, entamant ainsi son troisième mandat, qui devrait être un « période de paix ». Cependant, il commence sous le poids de controverses, notamment en raison des accusations de fraude lors des dernières élections du 28 juillet, où l’opposition a dénoncé des irrégularités dans le dépouillement des votes.