Accueil ActualitéCondamnée pour violence envers son compagnon à Flers : un cas de légitime défense

Condamnée pour violence envers son compagnon à Flers : un cas de légitime défense

par Lea
France

Une habitante de Sainte-Honorine-la-Chardonne, dans l’Orne, a été condamnée par le tribunal judiciaire d’Argentan pour violence envers son compagnon. Elle aurait saisi ce dernier par le col lors d’une dispute. Le jugement, prononcé le mardi 13 janvier 2026, retient une condamnation sous forme d’amende et de réparation du préjudice moral. Ainsi, elle écope d’une amende de 120 € et doit verser 80 € à son ex-compagnon; le tribunal ordonne en outre l’exclusion de cette condamnation du bulletin n°2 du casier judiciaire.

En janvier 2024, une femme s’est présentée à la gendarmerie de Flers pour signaler les violences de son ex-conjoint. Elle décrit une relation marquée par des séparations et de multiples épisodes de violences. L’un de ces épisodes s’est déroulé en présence de leur fils de six ans. Le 13 janvier 2026, c’est toutefois elle qui est poursuivie pour un épisode de violence.

À la barre, la prévenue, petite et mince, explique vivre depuis deux ans et demi avec un homme qu’elle décrit comme pervers narcissique, qui la menaçait de faire intervenir les services sociaux ou un juge des affaires familiales. Elle raconte avoir saisi le col du compagnon lors d’une dispute afin de faire cesser les menaces, d’autant plus que leur fils était présent dans la pièce.

La défense affirme que les mots de l’homme, selon lesquels il avait vécu la grossesse comme un viol, témoignent d’un contexte de violence verbale plus intense que l’acte physique. Elle soutient que le geste s’inscrivait dans une tentative de légitime défense. Le procureur de la République avait requis une amende de 100 € et un stage sur la prévention et la lutte contre les violences au sein du couple et sexistes.

La décision du tribunal est sans appel : la prévenue est condamnée à une amende délictuelle de 120 € et à verser 80 € à titre de réparation du préjudice moral à son ex-compagnon. Le tribunal ordonne également l’exclusion de cette condamnation du bulletin n°2 du casier judiciaire. La présidente informe enfin que les parties disposent d’un délai de dix jours pour faire appel du jugement.

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