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Le conflit entre les partis catalans Junts et ERC met en péril la réforme fiscale en Espagne, alors que ces formations tentent de se démarquer à Madrid après une perte significative de leur poids politique lors des dernières élections régionales en Catalogne. Cette rivalité complique les efforts du gouvernement central pour faire avancer un paquet fiscal, qui inclut des mesures comme l’imposition des banques et l’augmentation des taxes sur le luxe.
Des désaccords persistants
Aucun des deux partis ne semble prêt à faire des concessions. Leur opposition pourrait empêcher le gouvernement de faire adopter des mesures fiscales cruciales, telles que l’extension de l’impôt sur les banques et l’alignement de la taxation du diesel sur celle de l’essence. D’autres mesures incluent une hausse des taxes sur le tabac et les produits de vapotage.
Les enjeux politiques
Selon des sources proches du gouvernement, le problème réside dans la perception que les partis souhaitent donner à leurs électeurs. Tout accord entre l’adversaire et l’exécutif de Pedro Sánchez pourrait être interprété comme un avantage pour l’autre camp. ERC refuse de soutenir un texte résultant d’un accord avec Junts, qui a permis d’exclure la prolongation de l’impôt sur les grandes entreprises du projet de loi sur la taxe minimale effective pour les multinationales.
Les conséquences de l’absence de consensus
Le manque d’accord avec les partenaires de gauche a conduit le gouvernement à retarder la vote en commission des Finances pour la deuxième fois en quelques jours. Ce texte vise à transposer une directive européenne établissant un taux d’imposition minimum de 15 % pour les grandes entreprises.
Possibilité d’un plan B avec le PP
Des discussions récentes évoquent la possibilité que le gouvernement cherche un plan B en attirant les voix du Parti populaire (PP). Ce dernier pourrait soutenir l’instauration d’un taux minimum pour les multinationales, à condition que le texte ne comprenne pas d’autres augmentations fiscales. Toutefois, les changements nécessaires à la taxe sur les sociétés, en réponse à l’annulation des réformes précédentes par le Tribunal constitutionnel, devront également être inclus.

Conclusion interim
La tension entre Junts et ERC souligne les défis politiques actuels en Espagne, alors que le gouvernement cherche à naviguer entre des besoins de financement public cruciaux et les rivalités internes entre les partis catalans.