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Contrôles aux frontières : l’arrivée de la ministre Faber aux Pays-Bas

par Sara
France, Belgique, Pays-Bas

Ce lundi matin, l’accueil des automobilistes traversant la frontière entre la Belgique et les Pays-Bas via l’A2 à Eijsden est particulièrement chaleureux. Trois panneaux consécutifs aident les entrants à s’orienter. Le premier signale le début des Pays-Bas, le deuxième affiche : « Les Limbourgeois vous souhaitent la bienvenue », et le troisième propose une recommandation touristique, illustrée par une maison à colombages et un paysage pittoresque.

Début des contrôles aux frontières

Ce 9 décembre 2024 est marqué par le début des contrôles aux frontières renforcés aux Pays-Bas, une date mise à l’agenda depuis un certain temps. Cette localisation a été choisie pour ces vérifications. Une sélection de véhicules venant du sud est dirigée par des gendarmes vers une station-service/parking Platiel, où leurs collègues examinent les papiers, les voitures et les occupants.

Avec des cônes, quatre files d’attente sont mises en place, mais avant neuf heures, cela semble excessif. Les gendarmes ne contrôlent qu’un nombre limité de voitures à la fois. Il peut s’agir d’un fourgon de constructeurs de plafond ou d’une Mercedes très coûteuse. Les numéros d’immatriculation témoignent de la diversité du trafic en 2024, avec des véhicules venant des Pays-Bas, de Belgique, d’Allemagne, du Luxembourg, de France, de Pologne, de Lituanie et d’Estonie.

Contrôles aux frontières

Arrivée de la ministre Faber

Alors que la lumière du jour se fait progressivement, l’attente concerne également la ministre Marjolein Faber (Asile et Migration, PVV), qui vient pour un point presse. Une trentaine de journalistes attendent derrière des cônes son arrivée.

Un jeune français dans une Renault Clio, guidé par la sécurité, ouvre sa fenêtre avec surprise et un large sourire. « C’est pour la télé ? » s’exclame-t-il.

C’est la seule voiture à devoir rester plus longtemps sur le parking, car deux des trois passagers ne possèdent pas de papiers. Les gendarmes emmènent le conducteur dans l’un des trois bureaux mobiles installés pour l’occasion.

Dans le même temps, tous les camions passent sans contrôle. Un chauffeur klaxonne triomphalement en passant.

Ministre Faber lors du contrôle

Les mesures de contrôle

La ministre arrive vers 8h45 en voiture de service et reste à l’intérieur pour discuter avec quelques fonctionnaires. La pluie croissante ne l’incite pas à sortir. Lorsqu’elle finit par sortir, elle se hâte sous un parapluie vers l’un des bureaux mobiles.

Pour les contrôles supplémentaires, seulement cinquante gendarmes sont disponibles. « Mais il faut bien commencer quelque part », déclare Faber.

Vers 9h20, la ministre sort pour discuter avec les gendarmes qui, sous cette pluie battante, continuent leur travail. Une fois toutes les caméras en marche, un plus grand nombre de véhicules sont soudainement arrêtés, formant des files d’attente. Faber s’arrête un moment près de la Clio avant de faire le tour des journalistes rassemblés.

« Ce n’est pas de la politique symbolique », insiste Faber. « C’est l’une des mesures pour limiter l’afflux incontrôlé de demandeurs d’asile. Cela aide également à lutter contre la traite des êtres humains et d’autres criminalités transfrontalières. Les gendarmes ont reçu plus de pouvoirs et peuvent contrôler plus longtemps et intensément à certains endroits. » Elle souligne le succès de l’arrestation de la voiture française : « Les premiers sans papiers ont déjà été extraits. »

Un historique marquant

Alors que les gendarmes se tiennent ce matin avec environ 25 personnes le long de l’autoroute à Eijsden, tout reste habituel aux 840 points de passage entre les Pays-Bas, la Belgique et l’Allemagne. À quelques centaines de mètres à l’est de l’A2 se trouve un point de passage célèbre : c’est ici que, le 10 novembre 1918, à la fin de la Première Guerre mondiale, le plus célèbre demandeur d’asile des Pays-Bas, l’empereur allemand Wilhelm II, se présenta, rencontrant alors plusieurs gendarmes. 106 ans plus tard, leur bureau a disparu et il n’y a plus personne.

Contrôle aux frontières en 2022

Pour les contrôles supplémentaires à l’échelle nationale, seulement cinquante gendarmes sont disponibles. « Il faut bien commencer », conclut Faber. Elle souligne également que les gendarmes peuvent utiliser des informations et analyses collectées pour déployer leur capacité limitée aux endroits et moments les plus opportuns. « Lors des contrôles, ils ont leurs indicateurs pour choisir quels véhicules contrôler. »

Cependant, les porte-parole des gendarmes n’expliquent pas ce que sont ces indicateurs, se limitant à parler de « comportement suspect ». « Nous ne voulons pas informer ceux qui pourraient avoir des intentions douteuses. »

Peu après 10h15, la ministre Faber retourne dans sa voiture de service. Les trois jeunes Français dans la Clio sont autorisés à partir peu de temps avant. Plus tard dans la journée, les contrôles prennent également fin.

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