COP30: plus de 30 pays menacent de bloquer un accord jugé faible
Par charles 2 min de lecture France
Plus de 30 pays, dont la France, appellent Belem à revoir le texte final de la COP30 et à intégrer une feuille de route pour la sortie des énergies fossiles, selon plusieurs signataires. La COP30, qui doit se clore ce vendredi, est sous pression pour réunir un consensus parmi près de 200 délégations. Selon l’AFP, l’ébauche actuelle ne mentionne pas les énergies fossiles et suscite une grande inquiétude parmi les signataires. « Nous sommes profondément préoccupés par la proposition actuelle, à prendre ou à laisser », écrivent les pays signataires, selon la délégation colombienne à l’AFP. « Nous vous devons l’honnêteté : sous sa forme actuelle, la proposition ne remplit pas les conditions minimales pour un résultat crédible à cette COP », poursuivent-ils. « Nous ne pouvons pas soutenir un texte qui n’inclue pas de feuille de route pour une transition juste, ordonnée et équitable vers la sortie des combustibles fossiles », écrivent-ils. Le président Lula, qui mène le sommet, prône une « feuille de route » pour accélérer cette sortie, mais selon un négociateur qui souhaite rester anonyme, la Chine, l’Inde, l’Arabie saoudite, le Nigeria et la Russie y ont opposé une fin de non-recevoir.

Belem, COP30 et la pression des 30 pays dont la France
Dans le cadre des discussions qui se poursuivent à Belem, les signataires réclament l’inclusion d’une feuille de route pour la sortie des énergies fossiles et l’adoption d’un texte plus ambitieux avant la clôture. La dernière ébauche, consultée par l’AFP, ne mentionne pas les énergies fossiles et fait craindre une impasse sur les engagements climatiques. Selon l’AFP, la Russie et la Chine freinent la mention des énergies fossiles. Le sujet prend de l’ampleur au moment où Belem accueille près de 200 délégations et où le sujet était revenu avec force à Belem après un premier appel à la COP28 à Dubaï il y a deux ans. Le président Lula lui-même prône une « feuille de route » pour accélérer cette sortie depuis le début du sommet, mais un négociateur anonyme indique que la position de certaines grandes puissances reste ferme.

Le rôle de Lula et les positions des grandes puissances
Le président Lula affirme publiquement son soutien à une « feuille de route » pour accélérer la sortie des combustibles fossiles et incite les négociateurs à progresser dans ce sens depuis le début du sommet. Des sources proches des négociations indiquent toutefois que les positions des grandes puissances restent divisées, et que des pays comme la Chine, l’Inde, l’Arabie Saoudite, le Nigeria et la Russie ont, selon certains interlocuteurs, opposé une fin de non-recevoir à une évolution du texte. Le sujet demeure central alors que les dernières heures de la COP30 s’annoncent et que les blocs se redessinent autour des options de compromis et de calendrier pour la transition énergétique.
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