Les autorités sud-coréennes ont déclaré avoir perquisitionné mardi les services de renseignement et le commandement du renseignement militaire du pays dans le cadre d’une affaire impliquant trois civils accusés d’avoir envoyé des drones en Corée du Nord en janvier.
La Corée du Nord avait accusé le Sud d’avoir envoyé un drone début janvier vers son territoire, et affirmé l’avoir abattu près de Kaesong, non loin de la frontière intercoréenne. Pyongyang a lié ce vol à un autre drone sud-coréen effectué près de Paju en septembre.
Séoul a nié toute implication du gouvernement ou de l’armée, suggérant que des civils pourraient être responsables. Mais les autorités sud-coréennes ont annoncé mardi enquêter sur trois soldats ainsi qu’un employé des services de renseignement soupçonnés d’être impliqués.
Trois civils déjà inculpés
Des mandats de perquisition et de saisie ont été exécutés dans 18 lieux au total, dont le Commandement du renseignement de la Défense et le Service national du renseignement, selon un communiqué.
Trois civils ont été inculpés pour leur rôle présumé dans le scandale du drone. L’un d’eux avait publiquement revendiqué la responsabilité, affirmant avoir fait voler l’appareil pour mesurer les niveaux de radiation et de contamination par des métaux lourds autour d’une usine de traitement d’uranium du Nord.
Le président Lee Jae Myung a dénoncé ce survol, avertissant qu’il pouvait déclencher une guerre. Son prédécesseur déchu, Yoon Suk Yeol, est actuellement en procès pour avoir ordonné illégalement des survols de drones vers le Nord dans l’espoir de provoquer une réaction de Pyongyang et de s’en servir comme prétexte pour sa tentative avortée d’imposer la loi martiale. Il a été destitué en avril dernier pour cette tentative.
Le Sud de la péninsule coréenne est toujours techniquement en guerre avec le Nord, sans traité de paix depuis le conflit de 1950-1953.
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