Un incendie survenu lors du réveillon du Nouvel An dans le bar Le Constellation, à Crans-Montana, en Suisse, a fait 40 morts et 119 blessés de nationalités diverses. Les secours et les enquêteurs poursuivent leur travail, et quatre victimes ont été identifiées ce week-end pour être remises à leurs familles. L’enquête est en cours pour déterminer les circonstances exactes du sinistre et les mesures de sécurité du lieu.

Quatre victimes identifiées et remises à leurs familles
Selon la police, « l’important travail d’identification » mené « par la Police cantonale valaisanne, le DVI (Disaster Victim Identification) et l’Institut de médecine légale a permis d’identifier, à ce stade, deux Suissesses âgées de 21 et 16 ans et deux Suisses de 18 et 16 ans », a indiqué un communiqué. Les corps des victimes décédées ont été remis à leurs familles et les investigations concernant les autres victimes se poursuivent activement, selon les autorités. Vendredi, la même source avait annoncé que 113 des 119 blessés — Suisses, Français, Italiens, Serbes, Belges… — avaient pu être formellement identifiés, mais sans préciser l’identité des personnes décédées.
Origine du sinistre et suite des investigations
Selon les premiers éléments de l’enquête, « tout laisse à penser que le feu est parti des bougies incandescentes ou des feux de Bengale qui ont été mis sur les bouteilles de champagne », a annoncé vendredi Béatrice Pilloud, procureure générale du canton du Valais. Une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux montre le début de l’embrasement du plafond. À côté, des adolescents filment la scène, semble-t-il inconscients du danger, puis des témoins racontent des scènes d’horreur.
« C’est très triste, profondément triste », se désole un touriste français, rencontré samedi à Crans-Montana skis dans les mains et qui veut rester anonyme. Mais cela semble être « un scénario habituel : un bar qui n’est d’après les premiers éléments pas forcément aux normes et qui a fait n’importe quoi, et des jeunes qui ne sont pas aperçus forcément des risques. Ce genre de drames est déjà survenu ailleurs. Si seulement celui-ci pouvait faire prendre conscience aux jeunes ou moins jeunes des risques, de regarder les issues de secours, etc. », a-t-il dit à l’AFP.