Accueil ActualitéCrise de sécurité dans les bars : le drame de Crans-Montana suscite le débat en France

Crise de sécurité dans les bars : le drame de Crans-Montana suscite le débat en France

par Lea
France

Le bar Le Constellation, situé à Crans-Montana, a été au centre d’un examen des mesures de sécurité avant l’incendie du Nouvel An, selon la commune. Le drame résonne en France, où les bars font l’objet de règles moins strictes que celles des discothèques, ce que dénoncent les gérants de ces dernières.

L’incendie à Crans-Montana a fait au moins 40 morts et plus de 100 blessés. L’enquête devra déterminer comment le feu, parti du sous-sol, a pu se propager si rapidement à travers la mousse acoustique et d’autres éléments du bâtiment. La commune rappelle toutefois que des manquements aux contrôles de sécurité ont été constatés par le passé.

Le maire a précisé que les contrôles périodiques n’avaient pas été réalisés de 2020 à 2025 au Constellation. Selon lui, la loi suisse ne prévoit pas d’obligation générale de vérification des matériaux comme les plafonds anti-bruit. Lors des passages en 2018 et 2019, le chargé de sécurité n’avait pas relevé de problème au niveau des revêtements phoniques, ajoute-t-il. La capacité maximale officiellement affichée est de 200 personnes (100 au rez-de-chaussée et 100 au sous-sol).

Pourtant, le site du bar indiquait une jauge allant jusqu’à 300 à 400 fêtards. Les enquêteurs n’ont pas encore déterminé le nombre exact de clients présents le soir du réveillon.

En parallèle, des responsables du secteur estiment que certaines carences de sécurité subsistent aussi en France. Patrick Malvaes, président du Syndicat national des discothèques et lieux de loisirs (SNDLL), se dit révolté par le drame. Selon lui, de plus en plus de bars dansants ne respectent pas les mêmes exigences que les boîtes de nuit, notamment en matière de désenfumage, de coupe-feu et de sorties de secours.

Les bars bénéficient de obligations moindres: certains éléments, comme les revêtements muraux et les mousses, ne sont pas soumis au même niveau d’inflammabilité que dans les discothèques. Le représentant rappelle qu’un drame similaire s’est produit en 2016 dans le bar Cuba Libre à Rouen, où l’incendie avait pris naissance au sous-sol et où l’isolation acoustique non conforme avait été signalée. Il plaide pour l’imposition des normes des discothèques aux bars dansants et pour leur classement dans la même catégorie des établissements recevant du public.

Il avertit que sans harmonisation, ces établissements restent exposés à des risques accrus et critique l’absence d’action suffisante des pouvoirs publics. En attendant une évolution légale, plusieurs villes et préfectures annoncent un renforcement des contrôles dans les établissements festifs depuis le 1er janvier.

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