Pour la troisième fois en trois semaines, le tribunal des affaires économiques de Lyon a repoussé sa décision concernant la holding du groupe industriel ACI, en redressement judiciaire depuis le 25 septembre. La décision n’est pas attendue avant le 4 février.
Ce même 4 février a été fixé comme date butoir pour décider de l’avenir de la plupart des entités du groupe que les administrateurs judiciaires ont choisi de mettre en vente. Une vente à la découpe serait envisagée afin de récupérer des fonds pour rembourser la dette sociale d’ACI, très importante, expliquent les représentants.
Sur ses 33 filiales en France (1 330 salariés selon Bercy), l’histoire est déjà terminée pour au moins sept d’entre elles, passées en liquidation ces dernières semaines: Berthier Alpes, Qarboon, SV Industries, Vissal Manufacturing, Tôle & Design, ACI Maintenance, New Effigear. Cela concerne une centaine de salariés au total.
Mais parallèlement, au moins 21 autres sociétés ont été placées en redressement judiciaire. « Les administrateurs judiciaires ont cherché à passer le plus de sociétés possibles en redressement avant de liquider la holding. C’est comme les mettre sous bulle afin qu’elles n’aient pas à supporter les conséquences de la mauvaise gestion d’ACI, et qu’elles puissent avoir le temps de trouver un avenir », estime Samy Tabti, délégué CGT de Roche Mecatech à Roche-la-Molière (Loire).
Son entreprise est l’une des premières à être vendue: mardi, le tribunal des affaires économiques de Lyon a validé le rachat de Roche Mecatech par Les Ateliers Agiles, une petite société de mécanique de Haute-Loire qui usine des pièces de mécanique de précision pour l’armement, le nucléaire civil et le médical. Sur les 37 emplois chez Roche Mecatech, 29 seront conservés.
La situation illustre les tentatives de restructuration en cours et les choix à l’œuvre autour du groupe ACI.