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La CSU (Union chrétienne-sociale) a présenté un plan ambitieux pour relancer l’économie allemande, baptisé « Comeback-Plan ». Ce projet vise à réduire les impôts pour les entreprises, à rendre les prix de l’énergie plus compétitifs et à diminuer la bureaucratie.
Réformes économiques proposées
En cas de victoire électorale, la CSU souhaite réorienter la politique économique et annuler plusieurs réformes mises en place par le gouvernement actuel. Selon le document économique révélé par Reuters, la CSU envisage la création d’une alliance nucléaire franco-allemande et se prononce pour l’abrogation de la loi sur les chaudières et du revenu citoyen. De plus, la CSU souhaite supprimer la taxonomie de l’UE, qui classifie les activités économiques selon des critères de durabilité, ainsi que la loi allemande sur les chaînes d’approvisionnement.
Fiscalité et investissements
Le plan propose une réduction de l’impôt sur les sociétés à 25 % et une extension des possibilités de compensation des pertes. Les entreprises pourraient ainsi compenser intégralement les pertes antérieures dans l’année en cours. Alexander Dobrindt, président du groupe CSU, évoque un « Comeback-Plan » comme une opportunité pour stimuler les investissements en Allemagne.
Transport et infrastructures
En matière de transport, la CSU appelle à un nouvel élan pour la Deutsche Bahn. Il est prévu de dissocier le secteur des infrastructures de celui du transport, en restructurant la holding de la DB, qui comprend 740 participations et filiales. L’objectif est de créer une nouvelle GmbH d’infrastructure ferroviaire entièrement détenue par l’État.
Énergie et mobilité électrique
La CSU appelle également à une accélération de la construction de nouvelles centrales électriques au gaz, pouvant être exploitées de manière climatiquement neutre grâce à l’hydrogène ou la capture et le stockage du carbone (CCS). Bien que la CSU soutienne le développement des énergies renouvelables, elle prône également l’innovation technologique, y compris pour les moteurs à combustion avec des combustibles respectueux du climat.
Markus Söder, le président de la CSU, réclame un vaste programme de soutien pour les véhicules électriques (E-Autos), incluant une nouvelle prime pour la mobilité électrique, l’expansion rapide de l’infrastructure de recharge et l’introduction d’un tarif d’électricité réduit pour les E-Autos.
Les défis de l’industrie automobile
Le spécialiste de l’industrie automobile, Ferdinand Dudenhöffer, a mis en cause le gouvernement pour la crise des fabricants allemands. Il estime que « le plus grand risque pour l’industrie automobile, ce sont nos politiciens », soulignant que les incertitudes politiques perturbent à la fois les fabricants et les acheteurs.
Initiatives gouvernementales
Le chancelier Olaf Scholz (SPD) souhaite également redynamiser l’industrie automobile en apportant des « impulsions d’achat supplémentaires » pour les E-Autos. Dans une lettre adressée à la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, il a évoqué la nécessité de réduire la bureaucratie et de soutenir l’industrie automobile et métallurgique.
Concernant les droits de douane européens imposés sur les E-Autos chinois, Scholz appelle à des discussions avec la Chine pour parvenir à un accord amiable. Il plaide également pour un soutien à une transition vers une production d’acier respectueuse du climat et propose des ajustements fiscaux pour les véhicules produits en Allemagne.
