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Le cyclone Gezani a frappé Madagascar mardi soir, faisant au moins neuf morts et provoquant d’importantes destructions dans l’est de l’île, notamment à Toamasina. Cyclone Gezani Madagascar a déchaîné des vents violents et des pluies torrentielles, laissant derrière lui des quartiers inondés et des habitations fragilisées.
Bilan humain et dégâts
Les autorités nationales de gestion des risques font état d’au moins neuf personnes tuées, principalement en raison d’effondrements de bâtiments, et d’environ 19 blessés depuis l’arrivée du cyclone à Toamasina. De nombreux habitants ont décrit des toitures arrachées, des sols inondés et des murs de maisons solides qui se sont effondrés.
Les coupures d’électricité sont généralisées dans plusieurs quartiers, compliquant les communications et les opérations de secours. Des vidéos publiées sur la page officielle du président montrent le chef de l’État, le colonel Michael Randrianirina, en visite à Toamasina pour évaluer l’ampleur des dégâts et rencontrer des sinistrés.
Alerte météorologique et trajectoire
Le système a initialement généré des rafales dépassant 195 km/h, avant de faiblir à environ 110 km/h dans la nuit suivante. Météo Madagascar a mis en garde contre des risques élevés d’inondations généralisées, de crues éclair et de glissements de terrain alors que la dépression se déplace d’est en ouest.
Des alertes rouges — signe de danger imminent — ont été émises pour plusieurs régions du nord-est, dont :
- Analanjirofo
- Atsinanana
- Alaotra Mangoro
- Analamanga
- Betsiboka
Les prévisionnistes annoncent que le phénomène devrait traverser les hautes terres centrales avant de gagner le canal du Mozambique, entre Maintirano et Morondava, et pourrait reprendre de l’intensité en se dirigeant vers le continent africain.
Impacts sur les infrastructures et risques sanitaires
L’agence humanitaire de l’ONU a recensé des dégâts importants : des milliers de maisons inondées, endommagées ou détruites, des dizaines de salles de classe et des établissements de santé affectés. Les cultures rizicoles ont également subi des pertes significatives.
Les inondations ont contaminé des approvisionnements en eau potable, augmentant le risque de maladies hydriques. Les autorités locales et les organisations humanitaires mettent en garde contre une aggravation des besoins en eau, en abris et en soins médicaux dans les zones touchées.
Antécédents et perspectives
Gezani intervient moins de deux semaines après le passage du cyclone Fytia, qui avait fait au moins 12 victimes et déplacé des dizaines de milliers de personnes dans le nord-ouest de Madagascar. Les services météorologiques et les centres de surveillance estiment que l’intensité du passage à Toamasina figure parmi les plus fortes enregistrées à l’ère satellitaire, au même titre que le cyclone Geralda en 1994.
Les scientifiques soulignent que le changement climatique rend les tempêtes tropicales plus intenses et que les nations insulaires restent particulièrement vulnérables en raison de la montée des eaux et du réchauffement des océans, facteurs qui favorisent des précipitations plus abondantes.
Suivi et mesures d’urgence
Les secours et les services civils poursuivent l’évaluation des dégâts et l’assistance aux populations sinistrées, tandis que les autorités maintiennent des alertes pour les régions à risque. Les déplacements vers l’ouest et l’éventuelle réintensification du système imposent une vigilance accrue pour les pays riverains du canal du Mozambique.
Les habitants sont invités à respecter les consignes de sécurité, à se tenir informés des évolutions météorologiques et à signaler toute situation d’urgence aux autorités locales.