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David Szalay remporte le Booker Prize 2025 pour Flesh

Par charles 2 min de lecture Royaume-Uni

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Le Prix Booker 2025 a été attribué à David Szalay pour Flesh, un roman qui a marqué Londres comme scène principale et a été salué comme un des temps forts de la littérature anglo-saxonne cette année. Le prix, décerné à Londres, réunit des œuvres en anglais et équivaut, dans l’esprit, au Goncourt en France; sa dotation s’élève à 50 000 livres, soit 56 800 €. « Singulier » et « extraordinaire » : le Booker Prize, prestigieux prix littéraire qui récompense des œuvres de fiction en anglais, a été décerné, lundi soir, à Londres, à David Szalay, pour son sixième roman « Flesh ». Né en 1974 à Montréal, Szalay succède à la Britannique Samantha Harvey, primée l’an dernier pour Orbital. Sur scène, l’auteur a évoqué les doutes qui l’ont accompagné: « Je voulais vraiment que celui-ci soit réussi » et « J’ai ressenti une grande pression car je voulais vraiment que celui-ci soit réussi ». Le président du jury, l’Irlandais Roddy Doyle, a qualifié Flesh d’« extraordinaire et singulier », et le roman suit István, un Hongrois, dont l’itinéraire passe par l’adolescence dans son pays et se poursuit à Londres, où il s’établit. Le texte s’inscrit dans la continuité d’un de ses précédents ouvrages, « All That Man Is », publié en français en 2018 sous le titre « Ce qu’est l’homme » (ed. Albin Michel).

David Szalay remporte le Booker Prize 2025 pour Flesh
David Szalay lors de l’annonce du Booker Prize 2025

À Londres, David Szalay remporte le Booker Prize 2025 pour Flesh

« Flesh » offre surtout une plongée dans la vie d’un homme ordinaire. Sans jamais ouvertement parler de masculinité, David Szalay a répété avoir eu à cœur d’écrire « sur la vie en tant qu’expérience physique, sur ce que signifie être un corps vivant dans le monde ». Le prix, décerné depuis 1969, a contribué au succès d’écrivains tels que Salman Rushdie, Margaret Atwood ou Arundhati Roy, et Flesh s’inscrit dans la lignée d’un de ses précédents ouvrages, « All That Man Is », publié en français en 2018 sous le titre « Ce qu’est l’homme » (ed. Albin Michel).

Une trajectoire et une œuvre à l’échelle d’un roman sur l’exil et la masculinité

La narration suit István, Hongrois né en 1974 à Montréal, dont le parcours l’emporte de la Hongrie vers Londres, où l’essentiel de l’histoire se déroule. L’œuvre est décrite comme une plongée dans la vie d’un homme ordinaire et interroge la notion de virilité sans la sursignaler, dans une prose à la fois sobre et précise, fidèle à l’écriture « très ciselée » de Szalay. Le roman revient sur l’expérience physique du corps et sur ce que signifie être vivant dans le monde, dans une continuité thématique avec son travail antérieur.

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