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Davos : le cas Groenland pousse l’Europe à revoir ses liens avec les USA

par Sara
États-Unis, Danemark, Groenland, Union européenne

Le chroniqueur américain David Ignatius estime que l’affaire du Groenland, évoquée à Davos par le président Donald Trump, a servi d’électrochoc pour l’Europe et relancé le débat sur la nécessité d’une plus grande indépendance vis‑à‑vis des États‑Unis. Les déclarations de Trump sur la possibilité d’acquérir l’île danoise, puis son retrait face à l’opposition, ont fait prendre conscience aux dirigeants européens de la fragilité de leur alignement automatique.

Révolte et électrochoc

Selon Ignatius, le Forum économique mondial a été le théâtre d’une révolte européenne manifeste contre les ambitions américaines autour du Groenland. Les chefs d’État européens ont réagi de façon nette et sans détour, exprimant leur refus de considérer comme acquise une relation qui ne leur paraît plus fiable.

Sur place, l’auteur note que la délégation américaine se présentait comme une armée victorieuse et que Trump, longtemps au premier plan avec des propos provocateurs sur le Groenland, a finalement renoncé à toute menace d’usage de la force après une opposition unanime.

Un signal pour reprendre la main

Le retournement autour du dossier du Groenland n’est pas seulement un épisode diplomatique : pour Ignatius, il a agi comme un signal d’alarme. L’affaire a poussé les Européens à se demander s’ils ne doivent pas, désormais, assumer davantage leur destinée stratégique et économique sans dépendre aveuglément de Washington.

Cette prise de conscience a été d’autant plus visible que la tentative américaine s’est accompagnée d’une réaction des marchés financiers, ce qui a accentué la portée symbolique de l’incident.

Dépendance économique et besoin de réformes

Au cœur des préoccupations européennes figure la question de la dépendance économique. Les dirigeants reconnaissent un retard relatif face à la poussée technologique et économique américaine, notamment dans les secteurs portés par l’intelligence artificielle.

Plusieurs facteurs limitent aujourd’hui la croissance en Europe :

  • des règles et contraintes réglementaires perçues comme rigides,
  • une pression fiscale jugée lourde pour les entreprises,
  • et, plus largement, des structures économiques qui freinent l’innovation et l’investissement.

Face à ces constats, le message des responsables européens à Davos a été clair : il faut accélérer les réformes pour renforcer la compétitivité et gagner en souveraineté économique.

Appels à l’urgence

Parmi les voix entendues, la présidente de la Commission européenne a appelé à une « mentalité d’urgence » pour repenser les politiques économiques et réduire la dépendance. L’objectif est double : protéger la prospérité des États membres et assurer une capacité d’action autonome sur la scène internationale.

En filigrane, l’affaire du Groenland rappelle que les chocs diplomatiques peuvent parfois débloquer des agendas de réforme et réorienter des priorités stratégiques longuement reportées.

source:https://www.aljazeera.net/news/2026/1/23/%d9%83%d8%a7%d8%aa%d8%a8-%d8%a3%d9%85%d9%8a%d8%b1%d9%83%d9%8a-%d8%b5%d8%ae%d8%a8-%d8%af%d8%a7%d9%81%d9%88%d8%b3-%d9%83%d8%a7%d9%86-%d8%b9%d9%84%d8%a7%d8%ac%d8%a7

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