Le conseil municipal de Manosque a ouvert le débat sur les orientations budgétaires pour 2026 lors d’une séance du mercredi 14 janvier. Le budget présenté a été qualifié de minimaliste, laissant des marges de manœuvre réduites pour la prochaine équipe municipale à l’issue des élections. Cette étape est présentée comme un budget primitif nécessitant des ajustements ultérieurs par les élus qui suivront.
Le maire, Camille Galtier, a rappelé le cadre en annonçant : « Ce sera ce que j’appelle un budget primitif. Les nouveaux élus après les élections pourront faire un budget rectificatif ». Il a précisé qu’en fonctionnement il n’y aurait pas de nouvelles politiques publiques : il s’agit de la continuité de ce qui a été réalisé en 2025. En investissements, les programmes déjà ouverts s’élèvent à 21 millions d’euros et aucun nouveau projet n’est annoncé à ce stade, en dehors de ceux déjà présentés.
Assurant que la prochaine équipe disposerait de comptes sains, le maire a indiqué qu’il avait été le plus prudent possible sur les dépenses et les recettes, en partant des mêmes prémisses que l’an dernier, notamment les ponctions de l’État sur les budgets locaux. Celles-ci concernent 1 800 collectivités en France, mais Manosque et la Durance-Luberon-Verdon Agglomération (DLVAgglo) en font partie pour une somme de deux millions d’euros.
« Le vrai débat se fera dans les prochaines semaines », a-t‑on ajouté, et portera notamment sur la dette. L’encours de la dette a été maîtrisé depuis 2020 : il est passé de 22,6 millions d’euros en 2020 à 29,5 millions d’euros en 2025. Parallèlement, la capacité d’endettement a diminué d’environ 35 %, passant de 5,4 années à environ 3,5 années. Notre richesse a augmenté plus rapidement que l’endettement, souligne-t-on.
Du côté de l’opposition, Renaud Honde a évoqué des inquiétudes sur le niveau de la dette. Les échanges sont restés courtois et le débat a été ajourné à une étape ultérieure. Armel Le Hen, conseiller municipal d’opposition, a rappelé que « incontestablement, les chiffres sont bons. 2026 est un budget de transition, et le vrai débat se tiendra dans les prochaines semaines lors des élections municipales ».
La suite des discussions est attendue dans les mois qui viennent, en attendant que les priorités et les modalités de financement donnent lieu à des décisions plus claires après les élections.