Deux éducateurs ont été condamnés ce mardi par le tribunal correctionnel de Colmar pour des violences commises sur des adolescents placés dans des centres éducatifs renforcés (CER) du Bas-Rhin, selon Les Dernières Nouvelles d’Alsace. L’affaire, qui remonte à 2014–2020, s’appuie sur une longue enquête journalistique publiée en 2020. Dans le cadre des procédures, deux prévenus ont été condamnés à des peines de prison avec sursis et le troisième a été relaxé; l’un des adolescents s’était constitué partie civile et a obtenu 500 euros de dommages et intérêts.
Deux éducateurs condamnés pour violences dans les CER du Bas-Rhin
Les condamnations concernent deux éducateurs âgés de 38 et 49 ans. Ils ont été reconnus coupables de violences volontaires « par une personne chargée d’une mission de service public », sans entraîner d’incapacité totale de travail. Le premier a reçu huit mois de prison avec sursis et le second six mois avec sursis; le troisième éducateur, âgé de 42 ans, a été relaxé. Le parquet avait requis des peines allant jusqu’à dix-huit mois d’emprisonnement dont douze avec sursis.

Procès, peines et enjeux pour les CER
Le dossier rappelle que les CER implantés dans Urbeis et au Hohwald sont gérés par l’Arsea, une institution créée en 1946 qui compte 60 établissements, plus de 1 500 salariés et 20 000 bénéficiaires par an. Après plus de cinq ans d’investigations, seuls trois des six hommes mis en examen avaient été renvoyés devant le tribunal correctionnel. Deux des prévenus ont été condamnés mardi pour violences volontaires et ont été exposés au qualificatif « par une personne chargée d’une mission de service public », sans que cela n’implique une incapacité totale de travail. Le parquet avait requis des peines allant de trois mois avec sursis à dix-huit mois d’emprisonnement, dont douze avec sursis; les deux condamnés devraient pouvoir poursuivre leur activité dans des centres éducatifs. L’un des adolescents, qui s’était constitué partie civile, a obtenu 500 euros de dommages et intérêts.
