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Deux soldats ont été tués au Pakistan lorsque un assaillant, à bord d’une moto chargée d’explosifs, a foncé sur un véhicule d’un convoi de sécurité dans la province de Khyber Pakhtunkhwa, près de la frontière afghane, a indiqué l’armée pakistanaise. L’attaque mortelle a eu lieu samedi dans le district de Bannu et a également fait plusieurs combattants tués lors de l’opération.
Détails de l’opération
Selon l’armée, l’assaillant-suicide a percuté l’un des véhicules du convoi avant d’être neutralisé par l’équipe de tête. Les forces disent avoir empêché ainsi une attaque visant des civils et des agents des forces de l’ordre, évitant «une catastrophe majeure».
Outre les deux soldats tombés — dont un lieutenant-colonel — l’armée a déclaré avoir tué au moins cinq combattants, dont un qualifié de kamikaze.
Réponse et position de l’armée
Dans son communiqué, l’armée a désigné les assaillants par le terme «khawarij», appellation qu’elle emploie pour les groupes interdits, notamment le Tehreek-e-Taliban Pakistan (TTP).
Elle a ajouté que le Pakistan n’exercera «aucune retenue» et poursuivra les opérations contre les responsables de cet acte, «quel que soit leur lieu», qualifiant la riposte de justifiée. L’institution a par ailleurs souligné que le sacrifice des soldats renforce son engagement à protéger la nation.
Contexte régional et violences récurrentes
Bannu est depuis longtemps un foyer récurrent de violences armées, avec des attaques répétées contre des forces de sécurité et des postes de police. Les autorités ont recensé des attentats à la bombe, des assauts armés et des actions-suicides dans le district ces dernières années.
Le regain de violence suit l’arrêt d’un cessez-le-feu par le TTP fin 2022. Islamabad accuse régulièrement l’administration talibane à Kaboul d’offrir refuge au TTP, allégations rejetées par Kaboul. Les deux pays ont déjà connu un bref affrontement frontalier en octobre dernier.
Plus tôt cette semaine, des attaques à la bombe et un échange de tirs entre forces de l’ordre et combattants ont fait plus d’une douzaine de morts dans la province, selon les bilans militaires, dont un enfant et onze membres des forces de sécurité dans le district de Bajaur. Plusieurs civils, y compris des femmes et des enfants, ont également été blessés.
La région frontalière reste donc particulièrement volatile, et l’armée a prévenu que ses opérations se poursuivront pour neutraliser les éléments responsables et prévenir de nouvelles attaques.