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Les autorités égyptiennes ont annoncé l’annulation d’une soirée prévue mardi dans un club du Caire, baptisée « Jour sur l’île Epstein ». La décision intervient après une vague d’indignation publique et des réactions officielles pointant l’absence d’autorisations et le caractère provocateur de l’intitulé de l’événement. Dès lors, la préfecture a indiqué vouloir prévenir tout dépassement avant même le déroulement de la manifestation.
Motifs avancés par le ministère de l’Intérieur
Le ministère a précisé dans un communiqué que la fête avait été annoncée sans les autorisations nécessaires des autorités compétentes. Il a ajouté avoir identifié et interpellé l’organisateur, prenant des mesures pour empêcher la tenue de la soirée. Par ailleurs, les affiches promotionnelles, qui proposaient l’entrée « gratuite » pour les jeunes femmes, ont suscité l’indignation d’une partie de l’opinion publique conservatrice.
Selon la même source, l’intitulé de la manifestation apparaissait non conforme aux normes sociales locales et semait un flou sur les modalités d’organisation, ce qui a motivé une intervention préventive des forces de l’ordre.
Négation des lieux et des artistes
Dans le même temps, le club dont le numéro figurait sur les affiches a nié toute implication et assuré n’avoir pratiquement pas coordonné avec les organisateurs annoncés. De son côté, un des musiciens mentionnés sur le visuel promotionnel a également démenti sa participation.
Ces démentis ont accentué le mystère autour de l’événement et soulevé des questions sur la chaîne réelle d’organisation et de promotion de cette « soirée Epstein ».
Mobilisation sur les réseaux sociaux
La controverse s’est intensifiée après la diffusion d’une vidéo par une militante sur une plateforme de partage, dans laquelle elle condamnait le choix du nom et la manière de promouvoir l’événement. Les autorités ont en partie repris cet enregistrement dans leur argumentaire pour justifier leur intervention.
Des internautes égyptiens et arabes ont réagi en masse, estimant que l’utilisation du nom d’Epstein pour une manifestation festive trahit un manque d’éthique, compte tenu du passé judiciaire de la personnalité évoquée.
Rappel du dossier Epstein
Jeffrey Epstein, homme d’affaires américain, a été accusé de trafic sexuel et d’exploitation de mineures, des faits qui ont provoqué une forte émotion internationale. Des milliers de documents liés à son enquête ont alimenté les polémiques et suscité l’embarras de personnalités mentionnées dans les dossiers judiciaires.
Il a été retrouvé mort dans sa cellule en 2019 avant d’être jugé, un décès qui a donné lieu depuis à de nombreuses théories et débats publics.
Prévention et enjeux pour l’événementiel
Au-delà de la polémique autour du nom, cette affaire met en lumière la nécessité d’une régulation plus stricte des annonces et promotions d’événements nocturnes. Les autorités ont montré leur volonté d’intervenir rapidement lorsqu’un rassemblement présente un potentiel de trouble à l’ordre public ou heurte fortement les usages sociaux.
À présent, les questions portent sur les responsables réels de la promotion et sur les modalités de contrôle des activités culturelles dans les lieux privés, sujets qui pourraient faire l’objet de nouvelles décisions administratives.