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Élections américaines 2024 : les républicains inondent les tribunaux

by Sara
états-unis

À l’approche des élections américaines de 2024, les tribunaux sont de plus en plus saisis par des actions en justice émanant principalement des républicains. Ce phénomène, renforcé par les tensions politiques et les accusations réciproques, soulève des questions sur l’intégrité du processus électoral.

Les républicains inondent les tribunaux

Depuis plusieurs années, les élections américaines sont fréquemment sujettes à des contestations judiciaires. Cette année, dans un contexte où un résultat serré est anticipé, les républicains ont commencé à remplir les tribunaux de demandes judiciaires pour anticiper d’éventuelles fraudes et diffuser leurs propres narrations.

Contexte des actions judiciaires

Lors des élections de 2020, Donald Trump a tenté, sans succès, de contester sa défaite en justice. Aujourd’hui, tant les républicains que les démocrates multiplient les plaintes devant les tribunaux. Les réclamations concernent divers aspects tels que le processus de dépouillement, le fonctionnement des machines à voter, ainsi que l’enregistrement et l’identification des électeurs.

Le parti de Trump se concentre particulièrement sur l’exclusion des non-citoyens des élections, bien que les observateurs notent que le vote par des étrangers est extrêmement rare. Les républicains avancent que les démocrates facilitent l’entrée de migrants pour qu’ils votent en faveur de la candidate démocrate, Kamala Harris.

Une stratégie bien orchestrée

Le Republican National Committee (RNC), dirigé par Lara Trump, la belle-fille de Donald Trump, a soumis la majorité des plus de cent actions en justice, principalement dans les États clés où les résultats sont susceptibles d’être très serrés.

De leur côté, les démocrates n’ont pas tardé à répliquer en formulant également de nombreuses plaintes et en engageant de prestigieux avocats pour gérer les litiges électoraux, tant avant qu’après le jour du scrutin.

La théorie du complot de l’élection « volée »

Trump continue de propager l’idée infondée que les élections de 2020 lui ont été « volées », incitant ses partisans à s’inquiéter de la légitimité des élections à venir. Il a récemment déclaré sur sa plateforme Truth Social qu’il surveille de près la sécurité des élections de 2024, affirmant connaître les « fraudes et machinations » des démocrates.

Un environnement judiciaire tendu

Donald Nieman, professeur d’histoire à l’Université de Binghamton, décrit les démarches des républicains comme une « campagne juridique stratégique » visant à contester les résultats des élections, en cas de défaite de Trump. Il souligne que cette approche est bien plus structurée que celle de 2020, où l’avocat Rudy Giuliani avait agi sans véritable plan.

Une préparation renforcée

Rudy Giuliani, ancien maire de New York, a été poursuivi en justice pour avoir tenté d’invalider les résultats électoraux en Georgia et en Arizona, et doit verser près de 150 millions de dollars (138 millions d’euros) pour avoir diffamé deux agents électoraux. Nieman note que l’équipe juridique de Trump en 2020 était composée de nombreux avocats peu expérimentés, tandis que cette année, la situation semble mieux gérée.

Les enjeux dans les États clés

Les réclamations notables se concentrent en Georgia, un État crucial où Joe Biden a remporté une victoire de justesse avec moins de 12 000 voix d’écart. Des membres républicains du comité électoral de l’État ont tenté d’imposer des règles plus strictes, y compris un dépouillement manuel des votes, mais ces mesures ont été bloquées par les tribunaux.

Derek Muller, professeur de droit électoral à l’Université de Notre Dame, avertit que le nombre de voix affectées par ces actions pourrait être « très faible », mais dans un contexte de résultats serrés, chaque vote compte. Il fait référence à l’élection de 2000 en Floride, où George W. Bush a gagné avec seulement 537 voix.

Interventions judiciaires récentes

Le Cour Suprême a déjà intervenu récemment, permettant à l’État de Virginie, contrôlé par les républicains, de retirer environ 1 600 personnes des listes électorales, sous prétexte qu’elles ne seraient pas des citoyens américains. Ces décisions montrent à quel point les enjeux juridiques s’intensifient à l’approche des élections.

Wahlmaschinen bei der US-Wahl stehen immer wieder in der Kritik.

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