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Une étude menée par la Mutuelle générale de l’éducation nationale (MGEN) et l’institut Kantar, publiée le 13 janvier 2026, met en lumière un désengagement important des adolescentes françaises vis-à-vis de la pratique sportive. Portée sur plus de 500 jeunes filles âgées de 13 à 20 ans, l’enquête identifie des freins variés, allant des contraintes sociales à des questions liées à la puberté et à l’accessibilité. Selon les chiffres diffusés, près d’une adolescente sur deux renonce à la pratique sportive sous l’effet de facteurs sociaux et culturels, avec des chiffres qui varient selon les aspects examinés.
Des chiffres qui interpellent
Selon l’enquête, 45,2% des adolescentes renoncent à la pratique sportive sous l’effet de contraintes sociales; 63% estiment que les «changements physiques» liés à la puberté rendent le sport moins agréable et 55% déclarent que leurs «règles constituent un frein» à une activité régulière. 53% estiment que les encadrants ne prennent pas en compte «leurs besoins spécifiques» et 61% expliquent qu’elles auraient aimé être davantage encadrées par des entraîneurs féminins. 41% disent avoir arrêté leur activité sportive car elles ne se sentaient plus à l’aise avec leur apparence, et 42% déclarent avoir subi des comportements déplacés dans le cadre sportif. Un tiers des adolescentes répondent ainsi qu’elles n’ont pas de club féminin et 57% estiment que leur emploi du temps scolaire «ne leur permet pas de pratiquer régulièrement». Enfin, la culture de la compétition est décrite comme «fortement dissuasive» pour les filles. 61% se sentent parfois jugées par les autres quand elles font du sport.

Puberté, pressions sociales et cadre sportif
Le début de la puberté est identifié comme la première barrière: près de 63% des répondantes estiment que les changements physiques liés à la puberté rendent le sport moins agréable. Par ailleurs 55% déclarent que leurs règles constituent un frein à une pratique régulière et 53% estiment que les encadrants ne prennent pas en compte leurs besoins spécifiques. Plus de 61%, soit une majorité, expliquent qu’elles auraient aimé être davantage encadrées par des entraîneurs féminins. L’enquête rappelle aussi que 41% ont arrêté l’activité sportive parce qu’elles ne se sentaient plus à l’aise avec leur apparence et 42% ont subi des comportements déplacés dans le cadre sportif. Une partie des répondantes souligne également que l’emploi du temps scolaire complique la pratique et qu’un tiers des adolescentes n’ont pas de club féminin.

Des écarts persistants et obstacles d’accès
Selon La Croix, 49,2% des adolescentes arrêtent l’activité avant 15 ans, chiffre qui s’ajoute à l’ampleur du désengagement et est six fois plus élevé que chez les garçons. L’enquête met aussi en évidence que 45,2% citent les contraintes sociales comme cause principale et que l’écart avec les garçons demeure lorsqu’on considère l’accès à des clubs et à des structures d’encadrement. Un tiers des adolescentes n’ont pas de club féminin et 57% estiment que leur emploi du temps scolaire ne leur permet pas de pratiquer régulièrement; la culture de la compétition demeure pour beaucoup «fortement dissuasive».