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Une enquête administrative a révélé que l’erreur de financement de l’AVS (Assurance Vieillesse et Survivants) ne provenait pas d’un calcul erroné, mais de dysfonctionnements dans un programme de calcul externe. Cette situation a des implications majeures pour la perception de l’AVS et pour des décisions politiques à venir.
Dysfonctionnements identifiés
Selon les conclusions de l’enquête, deux fonctions ont contribué à exagérer les dépenses de l’AVS dans le programme de calcul validé. Cette surestimation a entraîné des prévisions non plausibles sur une période dépassant dix ans. Les fonctions en question n’étaient pas intrinsèquement erronées, mais leur implémentation dans le modèle manquait de la rigueur méthodologique nécessaire, comme l’indique le Département fédéral de l’intérieur (DFI) dirigé par la conseillère fédérale Elisabeth Baume-Schneider.
Impact sur les décisions politiques
Les chiffres erronés, qui témoignent d’une surestimation de plusieurs milliards d’euros, ont été inclus dans les documents de vote pour le référendum de septembre 2022, ainsi que ceux relatifs à la 13ème rente AVS votée le 3 mars de cette année. Cette situation a potentiellement influencé les résultats des référendums, ce qui soulève des questions sur la transparence et la fiabilité des prévisions financières présentées au public.
Conséquences administratives
En réponse à ces découvertes, Elisabeth Baume-Schneider a ordonné une enquête administrative au début d’août pour clarifier les raisons de ces écarts dans les perspectives financières de l’AVS. Par ailleurs, Stéphane Rossini, directeur du BSV (Bureau fédéral des assurances sociales), a annoncé son intention de démissionner à la fin juin 2025, ce qui souligne la gravité de la situation et les implications personnelles pour les responsables administratifs.
Réaction du public et des acteurs politiques
Cette affaire a suscité une large réaction parmi les acteurs politiques et le public. De nombreuses voix s’élèvent pour demander plus de transparence dans le processus de calcul des prévisions de l’AVS et pour garantir que de tels dysfonctionnements ne se reproduisent pas à l’avenir. Les attentes en matière d’accountabilité et de rigueur sont plus élevées que jamais, alors que le système de sécurité sociale suisse continue d’évoluer.
