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Donald Trump a affirmé ce week-end que l’espace aérien autour du Venezuela devait être considéré comme entièrement fermé, dans un contexte de tensions croissantes avec le gouvernement de Nicolás Maduro et d’un déploiement militaire américain dans les Caraïbes. « À toutes les compagnies aériennes, pilotes, trafiquants de drogue et trafiquants d’êtres humains, » a écrit Donald Trump sur Truth Social, « veuillez considérer L’ESPACE AÉRIEN AU-DESSUS ET AUTOUR DU VENEZUELA COMME ENTIÈREMENT FERMÉ ». Cette déclaration, relayée par plusieurs agences, s’inscrit dans une série d’opérations destinées à faire pression sur Caracas et à rassurer les alliés américains dans la région.
Déclaration et cadre géopolitique
Selon l’AFP, la déclaration s’inscrit dans le cadre d’un déploiement militaire majeur dans les Caraïbes et le Pacifique Est, destiné à lutter contre le trafic de drogue et à faire pression sur le gouvernement vénézuélien.

Plusieurs dépêches font état de frappes américaines contre plus de 20 navires soupçonnés de trafic de drogue dans la mer des Caraïbes et dans l’océan Pacifique Est depuis le mois de septembre, avec des bilans qui dépassent les 80 morts selon les premiers relevés. Washington dit viser le trafic et n’a pas encore publié de preuves que les navires ciblés représentaient une menace directe pour les États-Unis. Des tensions régionales se sont intensifiées autour de cette campagne et du renforcement militaire qui l’accompagne. Le New York Times a rapporté que Trump et Maduro s’étaient entretenus par téléphone et qu’une rencontre possible aux États-Unis avait été évoquée.
Réactions et actions en cours
Dans le camp vénézuélien, Nicolas Maduro a rejeté la pression et a dénoncé une guerre psychologique, indiquant que « Cela fait dix-sept semaines que les Etats-Unis ont entamé une guerre psychologique. Ces pressions immorales visent à terroriser notre peuple, mais nous avons montré une force fabuleuse et une résistance nationale », selon des déclarations relayées par plusieurs agences. Par ailleurs, six compagnies aériennes, dont Iberia, TAP et Turkish Airlines, ont suspendu leurs liaisons avec le Venezuela et se sont vues retirer leurs licences par Caracas.

La situation a aussi été accompagnée d’une intensification de la pression américaine vis-à-vis du Venezuela, avec des rapports sur des échanges téléphoniques entre Trump et Maduro et des menaces d’actions terrestres contre des « trafiquants de drogue vénézuéliens », selon Le New York Times. Des descriptions plus larges du contexte indiquent que les États-Unis veulent user de leur avantage militaire et économique pour influencer le régime de Caracas.
Implications pour le trafic et la sécurité aérienne
Des informations provenant de plusieurs agences indiquent que des frappes ciblent des navires soupçonnés de trafic — Washington affirme viser des réseaux liés au trafic de drogue et non une guerre contre Caracas elle-même — et que les observations publiques restent sans preuve directe que ces navires transportent des drogues ou présentent un danger immédiat pour les États-Unis. Le récit d’un renforcement militaire dans la région renforce les tensions et alimente les débats sur les implications sécuritaires de ce bras de fer.
Dans le même temps, des sources évoquent l’escalade dans le tumulte diplomatique: Washington a désigné, selon certaines agences, le Cartel des Soleils comme organisation terroriste étrangère, une classification qui ajoute une dimension sécuritaire à ce différend. Les développements dans les prochains jours détermineront s’il s’agit d’un simple durcissement discursif ou d’un réalignement durable dans les relations entre les deux pays et leurs alliés dans la région.